Des pingouins sur le Mekong
Car sur cet immense continent, on ne voit que le Mekong... et des pingouins... Les pingouins c’est nous !
Nous etions a Chiang Mai, nous prenions le bus pour Chiang Rai, quand tout a coup nous avons decide qu’on en avait ras le bol de la Thailande, alors on a pris un autre bus direction la porte du triangle d’Or... la celebre ville de Chiang Sean (tout est chiang ici). On se plaignait de voir trop de blancs, et bien a Chiang Sean c’est plutot bride ! On nous regardait meme un peu bizarre (genre qui c’est ces 2 bougnouls ?). Nous etions tout seul en ce haut lieu de villegiature ou il n’y avait strictement rien d’ailleurs. Rien, a part le Mekong. La, il y a Chiang Sean, en face c’est le Laos, et sur la droite c’est la Birmanie, au milieu coule une riviere (c’est presque du Francis Cabrel, merci). On a le choix. On a meme pu y respirer nos premieres odeurs de mousson... parce que maintenant c’est la mousson qui commence. On s’est pris la saucee, tres rigolo. De toute facon, il fait tres humide, on est toujours trempe.
Depuis Chiang Sean c’est la campagne, nous n’entondons plus que les grillons et les geckos (eko !). Ca fait un boucan pas possible d’ailleurs. Bref arrives dans ce bled, fallait bien qu’on s’en aille, alors on s’est decide a affronter le Mekong et ses tourbillons. Parce qu’il est tumultueux le bougre, il se laisse pas faire... ca gargouille, ca bouillonne, ca se retrecit, s’aggrandit, s’accelere, fait meme des vagues. Mais comme nous sommes tres courageux, nous nous sommes fait embarques, apres moults efforts etant donne que personne comprenait ce qu’on foutait la, sur un speed boat comme ils disent. Alors le speed boat, c’est pas complique, ca consiste en une coque de noix dotee d’un moteur de voiture de course (“turbo diesel sport injection” pour les fans). Ca va tres vite, ca rase l’eau, ca descend les rapides a toute vitesse, ca fait peur ! Mais c’etait coooool. Nous etions seuls, a 8h du mat sur notre radeau, sur le Mekong immense.
Nous sommes ainsi arrives a la Porte de l’Indochine. C’est tres poetique, les douaniers tamponnent vite, et hop on est au Laos. Et la ca se complique. Il faut d’abord changer de l’argent, en essayant de comprendre par quel miracle on devient millionnaire avec seulement 200 euros. Apres il faut etre patient face aux propositions allechantes de transports lao. C’est simple, soit on prend le bus, ca prend 16h pour faire 300 kms, soit on retourne en Thailande, soit on prend le boat ! Alors on a continue la descente du Mekong, en 2 jours, jusqu’a Luang Prabang. D’abord notre ami Pierre, decu qu’il devient du reve americain, a bien failli commettre quelques homicides sur certains de ses representants. Apres on a tout oublie, le paysage a fait le reste.
Nous sommes ravis d’etre au Laos. C’est tellement beau, nous avons un gros coup de coeur. On regrette pas d’etre reste en Thailande pendant plus de 2 semaines, mais on regrette pas d’etre parti non plus. C’est vrai qu’en Thailande il y a ce gros contraste entre les villes, les infrastructures tres modernes (dignes des States ou de l’Europe) et le paysage de jungle quasiment intact. Au Laos, il n’y a plus de contrastes, tout est intact. C’est la jungle a gauche, la jungle a droite, la jungle derriere, devant, dessous, dessus, paaaaartouuuuut ! Il n’y a pas vraiment de villes non plus. Ce sont des villages, parfois un peu plus gros comme Luang Prabang, mais on se sent toujours en pleine nature. C’est tellement calme ! On n’entend que les grillons !
Ici, on voit les petits lao qui ecoutent pousser le riz, assis a croupeton sur le bord des routes, on voit des hommes qui portent leurs paniers sur des perches de bambous, des chapeaux de paille plein les champs, des chapeaux chinois, des femmes qui font du velo sous leurs ombrelles, des moines oranges qui meditent dans des tuc-tucs surcharges.... et des enfants partout.
Pour la vie, c’est facile, c’est Boudha qui decide.
Nous etions a Chiang Mai, nous prenions le bus pour Chiang Rai, quand tout a coup nous avons decide qu’on en avait ras le bol de la Thailande, alors on a pris un autre bus direction la porte du triangle d’Or... la celebre ville de Chiang Sean (tout est chiang ici). On se plaignait de voir trop de blancs, et bien a Chiang Sean c’est plutot bride ! On nous regardait meme un peu bizarre (genre qui c’est ces 2 bougnouls ?). Nous etions tout seul en ce haut lieu de villegiature ou il n’y avait strictement rien d’ailleurs. Rien, a part le Mekong. La, il y a Chiang Sean, en face c’est le Laos, et sur la droite c’est la Birmanie, au milieu coule une riviere (c’est presque du Francis Cabrel, merci). On a le choix. On a meme pu y respirer nos premieres odeurs de mousson... parce que maintenant c’est la mousson qui commence. On s’est pris la saucee, tres rigolo. De toute facon, il fait tres humide, on est toujours trempe.
Depuis Chiang Sean c’est la campagne, nous n’entondons plus que les grillons et les geckos (eko !). Ca fait un boucan pas possible d’ailleurs. Bref arrives dans ce bled, fallait bien qu’on s’en aille, alors on s’est decide a affronter le Mekong et ses tourbillons. Parce qu’il est tumultueux le bougre, il se laisse pas faire... ca gargouille, ca bouillonne, ca se retrecit, s’aggrandit, s’accelere, fait meme des vagues. Mais comme nous sommes tres courageux, nous nous sommes fait embarques, apres moults efforts etant donne que personne comprenait ce qu’on foutait la, sur un speed boat comme ils disent. Alors le speed boat, c’est pas complique, ca consiste en une coque de noix dotee d’un moteur de voiture de course (“turbo diesel sport injection” pour les fans). Ca va tres vite, ca rase l’eau, ca descend les rapides a toute vitesse, ca fait peur ! Mais c’etait coooool. Nous etions seuls, a 8h du mat sur notre radeau, sur le Mekong immense.
Nous sommes ainsi arrives a la Porte de l’Indochine. C’est tres poetique, les douaniers tamponnent vite, et hop on est au Laos. Et la ca se complique. Il faut d’abord changer de l’argent, en essayant de comprendre par quel miracle on devient millionnaire avec seulement 200 euros. Apres il faut etre patient face aux propositions allechantes de transports lao. C’est simple, soit on prend le bus, ca prend 16h pour faire 300 kms, soit on retourne en Thailande, soit on prend le boat ! Alors on a continue la descente du Mekong, en 2 jours, jusqu’a Luang Prabang. D’abord notre ami Pierre, decu qu’il devient du reve americain, a bien failli commettre quelques homicides sur certains de ses representants. Apres on a tout oublie, le paysage a fait le reste.
Nous sommes ravis d’etre au Laos. C’est tellement beau, nous avons un gros coup de coeur. On regrette pas d’etre reste en Thailande pendant plus de 2 semaines, mais on regrette pas d’etre parti non plus. C’est vrai qu’en Thailande il y a ce gros contraste entre les villes, les infrastructures tres modernes (dignes des States ou de l’Europe) et le paysage de jungle quasiment intact. Au Laos, il n’y a plus de contrastes, tout est intact. C’est la jungle a gauche, la jungle a droite, la jungle derriere, devant, dessous, dessus, paaaaartouuuuut ! Il n’y a pas vraiment de villes non plus. Ce sont des villages, parfois un peu plus gros comme Luang Prabang, mais on se sent toujours en pleine nature. C’est tellement calme ! On n’entend que les grillons !
Ici, on voit les petits lao qui ecoutent pousser le riz, assis a croupeton sur le bord des routes, on voit des hommes qui portent leurs paniers sur des perches de bambous, des chapeaux de paille plein les champs, des chapeaux chinois, des femmes qui font du velo sous leurs ombrelles, des moines oranges qui meditent dans des tuc-tucs surcharges.... et des enfants partout.
Pour la vie, c’est facile, c’est Boudha qui decide.


1 Comments:
Nous voulons des détails sur les homicides foirés des étazuniens.
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