Un petit goût de reviens-y

quelqu'un aurait-il vu ma brosse à dent ?

dimanche, juin 10, 2007

Respire petit homme, tu vas bientot mourir...

Jeunes fransuzin recherchent purgatoire dans un enfer urbain. Oh yo ! Respire Pierrot, respire Zozo, respirez bien tous... mais ici il ne faut pas oublier son masque a gaz... ici on se rapproche dangeureusement des flammes carboniques de l'enfer. C'est du Dante. Du Nietzche meme ! C'est pire que tout, c'est Pekin. Bienvenue ! Pas de rues ici, seulement des periphs. Pas de centre ville ici, seulement des periphs. Pas d'air ici... seulement du gaz... et des periphs. Pas de petites places ou l'on prend la mesure de la vie urbaine ici, seulement Tienanmen... et vaut mieux pas s'attarder, Mao guette encore. C'est irrespirable, on etouffe, au secours ! Jeunes fransuzin cherchent rapatriement direction Poulioulhet dans le 1 - 2 ou Serent dans le 5 - 6 (selon les disponibilites...) !
C'est une chappe de gaz qui nous a accueillie. Pas la peine de regarder le ciel, c'est tout blanc-gris. On a du mal a respirer, vaut mieux pas d'ailleurs. On a du mal a regarder, ca pique. Oh yo ! Vaut mieux fumer ici c'est encore le mieux. Oh yo yo yo yo ! Pauvres athletes de 2008, vont pas courrir tres loin.
Non mais on deconne pas la ! On n'exagere pas non plus ! On baigne dans l'irreel ! C'est le fin fond de l'homme moderne... on est a la limite de la vie. C'est sans doute la saison qui en rajoute, mais ca existe quand meme.
Et puis... c'est pas tout. Malheureusement nous n'avions pas consulte le petit guide de survie a l'usage d'un transit a Pekin. Voila pourquoi on s'en prend plein la face.
Pekin, c'est un melange de Bucarest, pour l'immensite, et de New York, pour les neons. A cela, il faut rajouter le bruit assourdissant et omnipresent. Le bruit de la circulation bien sur, partout... Il n'y a presque plus de trottoirs, surement pas de rues pietonnes, que des avenues gigantesques ou ca roule, ca roule, ca roule. Et nous, on aspire... Et puis, comme si ca suffisait pas, les chinois en rajoutent, du bruit... les gens hurlent, les hauts parleurs crachent. Du son plein les oreilles... on a la tete en carafe, les oreilles bouffies, des cernes sous les yeux. Et bientot, comme les Pekinois, on aurait des boutons plein la gueule. Affreuuuuuux.
Et puis, il y a les guibolles aussi. Ca tire ! C'est gigantesque... et nous on est trop petit ! On se creve tout simplement. Ca pourrait etre du trek, mais il manque l'air. La nature, on ne vous en parle pas. C'est une nature qui prend racine dans le beton et les tours de verre.
Rien rien rien. Rien. Pas de centre, tous les vieux quartiers sont rases ou en passe de l'etre. On le voit ! Des immenses panneaux entourent des rues entieres. On peut juste appercevoir l'apocalypse... tout en ruine, des vieilles maisons, tout un patrimoine... plus rien. "Du passe, faisons table rase". C'est bon, c'est fait. Les mots traduisent mal notre epouvante. Mais c'est quand meme epouvantable, effrayant.
Aujourd'hui, on a quand meme decide d'arreter de deprimer... on a erre dans ces avenues pour trouver un arbre. Nous avons finalement trouve le temple du ciel. C'est pas encore le paradis, mais la, le parti a quand meme oublie de raser les vieux cypres. Alors on en a profite pour respirer un peu, pour se rappeler l'odeur de l'herbe, des arbres. On a meme apercu un oiseau !

2 Comments:

Anonymous Anonyme said...

C'est quoi le mieux: le réfomisme capitalisant ou le capitalisme social?

16:54  
Anonymous Anonyme said...

Inspirez, expirez.
Ca ira pas plus mal.

18:57  

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