Un petit goût de reviens-y

quelqu'un aurait-il vu ma brosse à dent ?

mardi, juin 26, 2007

Vertige et sueurs froides au Baikal

Nous continuons le message de la veille, parce que, soudain il faut descendre du train. Voila Irkoutsk, c'est notre arret. La aussi nous avons agite nos mouchoirs, le coeur serre, en ayant l'impression de quitter notre famille. C'est beaucoup d'emotion le train russe ! Ce trajet la il fut fantastique vraiment. Non seulement les russes sont extras (certes parfois un peu relous avec leur vodka : "Russian vodka - russian vodka...on a compris qu'elle etait russe votre vodka !!!"). Mais en plus nous avions forme une communaute franco-fransus dans le wagon puisque nous prenions le train avec les 2 francais rencontres chez notre hote de Vladivostok. Et on s'est bien marre avec Constantin III et Camille. Il faut bien se preserver face aux terribles russki.
Mais la n'est pas le sujet. Irkoutsk, le petit Paris de Siberie, a de tres jolies maisons en bois sculpte, a de tres beaux immeubles (effectivement style parisien), a de tres belles statues de Lenine. Et puis il y a le Baikal, ce lac immense aux eaux profondes et si claires que l'on peut toujours en voir le fond (1500 metres plus bas quand meme !).
Et le mieux. c'est que nous ne sommes pas morts. Pourtant on a failli. Reprenons du debut sinon on comprend rien. Arrives a minuit (heure d'on ne sait ou) a Irkoutsk, on a eu le plaisir de voir que notre nouvelle hote d'hospitality club, Elena, nous attendait a la gare. On a eu le plaisir de prendre une douche, on vous raconte pas la couleur de l'eau ! Bref, chez Elena il y avait deja 3 autres hotes, Miloch le serbe, Steeve l'americain (interdiction de rigoler), Poupoufe la danoise (on est mechant !). Elena nous explique que pour le lendemain est prevue une marche au bord du lac. Et nous, comme des cons, on accepte !
D'abord il y eu le bateau pour arriver jusqu'au fameux Baikal, puis il y eu l'eau de cette merveille naturelle, une eau bleu, d'un bleu plus bleu que le bleu. Avec un ciel bleu, bleu plus... bref. Il y eu les grands pins deplumes, avec leur forte odeur de resine... une senteur dont nous revions depuis Pekin. Il y eu les petites fleurs jaunes et rouges et bleues et violettes. Il y eu l'herbe...les odeurs... le silence... la nature... l'eau, les falaises...C'etait si beau...
Et puis soudain, il y eu le sentier... Et la c'est le drame. Parce que creuse a flanc de falaise, surplombant le lac a plus de 50 metres, il etait joli ce sentier, il etait joli ce lac, mais surtout en photos ! Au debut, ca allait, nous cheminions gaiement, le sentier serpentait tranquillement. Et puis ce foutu sentier, comme pris d'ivresse, est devenu vraiment etroit en se rapprochant de plus en plus de la falaise. Finalement c'est devenu une etroite bande de terre glissante accrochee entre Baikal et ciel. Il s'est mis a pencher dangeureusemsnt, il s'est mis a se tordre, a se congestionner. Et nous, on etait dessus. Keketa zoya a commence a sentir son vertige se reveiller, obligeant le stoique Petar a deployer des tresors de diplomatie. Imaginez nous, comme 2 blaireaux, l'une pleurant, l'autre criant, bloques au milieu du vide, accroches a la paroi, ne sachant plus quel pied mettre apres l'autre. Vertigo II, tel aurait pu etre le scenario... mais jusque la finalement tout allait bien. Apres ca c'est complique. On a commence par perdre les 3 premiers compagnons, puis par perdre tout bonnement le sentier. Bloques a 15 metres au dessus de l'eau devant une immense falaise, cela nous semblait impossible d'escalader plus haut, et pourtant il n'y avait pas d'autre choix. La est arrive le 6eme marcheur, l'ami Miloch, serbe de sa condition. Lui aussi, regarde la falaise et juge que tout cela est bien dangereux. Et les autres avaient disparu ! La commence le 2nd scenario potentiel, sueurs froides II ou Blairwitch III. On decide de s'eloigner de l'eau, en escaladant la montagne plutot que la falaise. On a grimpe, grimpe en creant notre propre sentier (on va envoyer les references au lonely planet). On etait bien a 200 metres au dessus du lac. Nous etions clairement perdus alors que ca faisait deja bien 6 heures que l'on marchait. Ah ! Le Baikal ! Apres 2 heures d'escalade, et de descente sur les fesses, on a finalement retrouve le sentier de l'autre cote de 3 montagnes et de 6 mers. On s'est embrasse, on a aurait meme ouvert le champagne si on en avait eu ! Il a encore fallu cheminer une bonne heure sur ce foutu sentier qui ne s'etait pas decide a se calmer. On s'est agrippe a la falaise, on a bien cale nos pieds entre les rochers, on a evite de regarder en bas... et puis on est arrive, Listvianka, terminus, tout le monde descend. Pour la peine on s'est tape de bons omouls fumes (les petits poissons du baikal), affames, epuises, fourbus, mais... vivants !
Pour conclure, c'etait super... on est vraiment tres sportifs, on a plein de courbatures et de belles photos ! C'etait magnifique, so beautiful, ca va sans dire !
And tomorrow, ce sont de nouvelles sensations fortes qui nous attendent : on repart vers Moscou en 4 jours de train only.

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Evidemment, comparé au bois de Boulogne.
Quoi que...la fille qui chiale et le mec qui gueule..

23:55  

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