De la Moskva aux nuits blanches sur la Neva...
Ah ! Que c'est beau la Russie ! Le train est beau, les paysages sont beaux, les gens sont beaux (ouais, on peut voir ca comme ca)... Et la, nous sommes petrifies devant ces 2 capitales, musees d'art jusqu'au moindre trottoir. D'ailleurs le mot trottoir est employe dans la langue russe, c'est tres utile.
La n'est pas le sujet, certes. Desoles pour le retard de notre blog au combien blogeste, mais nous sommes submerges par nos hotes d'hospitality club qui se battent presque entre eux pour nous accaparer et qui ne nous laissent pas une minute de repit. On profite d'une accalmie pour vous raconter quelques trucs.
D'abord, Moscou et sa Moskva. Moscou et sa basilique St Basil completement delirante avec ses bulbes de toutes les couleurs (ne cherchez plus de quoi s'est inspire Walt Disney !). Moscou et ses grandes avenues, ses ponts, son style eparpille entre facades classiques, batiments staliniens et buildings modernes. Moscou et son metro en marbre ecclesiastique retouche par la sculpture symbolique communiste. Moscou, sa faucille et son marteau. Vraiment, nous regrettons deja ! Nous n'enumererons pas tout ce que l'on n'a pas eu le temps de faire. Ca demoralise. Par contre nous pouvons vous conter ce que l'on n'a pas oublie de faire.
Prenez des notes la, on repetera pas. Premierement, nous sommes quand meme alles a l'illustrissime galerie Tretiakov voir les croutes russes et de belles icones toute aussi croutees. Nous avons marche sur la Place Rouge sans crainte, en tirant la langue a Lenine, parait il enterre dans son mausolee (avec ou sans la tete, la est la question... mais cela ne nous regarde pas), et en nous interrogeant sur la sobriete des architectes de St Basil. Nous avons philosophe en regardant couler la Moskva du haut des plus beaux ponts. Mieux, nous avons mange un poulet grille dans un parc moscovite. Nous nous sommes fait un grand ami, l'ami Erik, avec qui nous avons fete la derniere nuit de la peste, tradition o combien russe qui consiste a depenser tout ce que l'on a comme argent et comme raison en cette soiree puique demain la peste nous aura tous emportes. Un hommage a la fete donc, ou nous avons ecoute un de ces chanteurs russes qui, accompagne de son accordeon, fait pleurer le public par sa voix grave qui s'emporte dans des airs pathetiques. Nous avons mire mille et unes eglises dorees. Nous nous sommes joints a la communaute francaise de Moscou pour chanter des chansons revolutionnaires, anarchistes et paillardes dans un bar de la ville jusqu'aux petites heures du matin. Nous avons mange du caviar en faisant des blinis a 8h du matin (toujours a cause de la peste, c'est terrible). He ! C'est tres bon ! On s'en fait pas ici. C'est fantastique, vraiment, la Russie.
Et puis, voila, maintenant nous sommes le plus au Nord. Nous sommes dans l'incroyable Sankt Peterburg. Nous parlions des jolis ponts de Moscou, mais Sankt Peterburg c'est autre chose ! Ce sont des ponts, seulement la ville et l'eau, la Neva. Seulement des ponts sur la Neva, des grands et majestueux, des touts petits qui enjambent des canaux. Les ponts sont une attraction majeure d'ailleurs, puisque les plus grands s'ouvrent, oui ils s'ouvrent. A 2h toute la ville se rassemble sur les quais, c'est une foule impressionnante qui vient photographier le pont s'ouvrant pour la nuit, pour que les grands bateaux puissent continuer leur route sur la Neva. Mais a 2h, on ne voit pas ces bateaux la, seulement des centaines de navettes-croisettes a touristes qui passent sous les hurlements d'une foule de russes surexcites par on ne sait quoi (?). Le spectacle est d'autant plus etrange que nous sommes a la fin des nuits blanches. La nuit ne tombe pas, ou seulement une heure ou deux maintenant. Il fait jour toute la nuit, c'est deroutant. On ne sait plus quelle heure il est ni quand on est cense dormir.
On n'en finit donc pas de voir la ville et son architecture. De part et d'autre de la Neva, ce sont les facades classiques. Ici ce n'est plus le fouilli de Moscou, ici c'est l'unite architecturale. Les batiments se suivent sans se ressembler mais ils s'emboitent, ils s'accouplent pour former une atmosphere unie. Les couleurs des facades changent seulement, rappelant Prague. L'une est rose, l'autre est brune ou d'un vert clair, la suivante est jaune pale. Sur l'une ce sont des colonnes - hommes, sur l'autre ce sont des arcs ouvrages, la suivante a un toit d'orfevre. On se perd le long de ces rues et de ces facades, avant de retomber, toujours, sur la Nevski prospekt ou l'on imagine fort bien Dostoievski cherchant l'inspiration...
En arrivant ce week end nous avons ete acceuillis par Inna, jeune femme au grand sourire. L'arrivee chez elle fut particulierement cocasse. Comme Inna est un peu dans les nuages, elle nous avait transmis son adresse tres grossierement, c'est a dire qu'elle avait seulement mentionne le nom de la plus grande avenue en omettant de dire que son appartement etait dans une petite rue perpendiculaire. Bref on se retrouve a l'adresse donnee, on sonne au 13, et la au lieu de la douce voix attendue nous tombons sur un "zdrastvouitie" alcoolise au fort relent de vodka. Le type sort, nous parle en russe ("Inna ? Niet, bla bla bla") mais nous conduit quand meme gentiment au bloc voisin, toujours le numero 13. Toujours pas d'Inna. On ressort, desesperes, et on retombe sur ce type encore plus emeche que l'instant d'avant, en train de boire une petite biere, tranquillement, avec un pote. On se dit : "merde, il a fallu qu'on tombe sur les 2 russes les plus saouls de toute la Russie !". Mais justement ici rien n'empeche la gentillesse. Ils ont pris leur telephone, ont appele notre chere Inna, ont meme reussi a s'orienter, nous ont pris nos sacs et nous sommes partis ensemble, guillerets, vers le plus fameux des blocs 13. Il etaient tres heureux de nous aider, nous les fransuz perdus, et nous ont conduit, en n'oubliant pas de s'arreter pour faire les provisions de piva, chez notre Inna. Nous avons evite de peu le verre de l'amitie et l'embrassade russe, mais nous sommes arrives, enfin. Toute la compagnie a beaucoup fait rire notre hote... voila pour l'historiette. Ils ont extras ces russes ! Revenons au sujet. Nous avons trouve chez Inna le calme et l'ambiance jazz de radio ermitage. Entre autres activites, nous avons pique nique au bord du lac qui a sauve Leningrad de la famine pendant le siege des nazis en permettant un acheminement des vivres. C'est pas extra, ca ? Et pour feter ca, on a bouffe les poissons de ce ravissant lac.
Bon ensuite nous avons rencontre notre 2nde hote, Macha, qui elle, nous a recu comme des princes en nous installant carrement dans un appart prive, oui messieurs dames. Mais surtout, Macha c'est une fille super, environ de notre age, qui fait des etudes de cinema. Chacun nous montre la ville a sa facon, mais c'est vrai qu'on accroche bien plus avec Macha. Elle nous a accompagne a l'ermitage ou nous avons rejoint notre 3eme hote, monsieur Slavjan, pour une visite guidee du tonnerre. Ils se sont d'abord debrouilles pour nous eviter la file d'attente a la caisse, 3 fois plus longue que celle du Louvre (he ! on est passe par la sortie !). En plus ils ont presente leur carte d'etudiant pour nos tickets, ce qui fait que nous sommes rentres gratuit, comme de vrais etudiants russes en somme. C'est vrai que c'est epoustouflant ! Malheureusement l'ermitage en ete c'est pire que le Louvre et Versailles reunis, il y a un monde fou. Nous etions bien accompagnes, donc nous avons file vers l'essentiel pour un premier apercu de ce musee phenomenal allant de l'antiquite caucasienne ou l'art egyptien aux peintres russes et europeens les plus reputes. Sans parler du batiment en lui meme, musee autours du musee, avec ses escaliers royaux, ses sculptures, ses salles vernies et illuminees par des lustres d'or gigantesques. Faut pas deconner, c'est geant l'ermitage !
Voilou, apres une nouvelle nuit blanche a Saint Petersbourg passee a parler de dieu, de Rimbaud et de Pouchkine avec Macha et Anette, nous rejoignons ce soir Slavjan et ses parents. La c'est a nouveau l'hospitalite des russes plus ages, ils nous ont deja offert des livres sur l'ermitage et autres merveilles de la ville, et veulent nous faire manger tout leur frigo. On n'est pas sortis de l'auberge comme vous le voyez... Vous inquietez pas, nous vous tiendrons au fait de notre digestion. Bon appetit, amis de la poesie, bonsoir.
La n'est pas le sujet, certes. Desoles pour le retard de notre blog au combien blogeste, mais nous sommes submerges par nos hotes d'hospitality club qui se battent presque entre eux pour nous accaparer et qui ne nous laissent pas une minute de repit. On profite d'une accalmie pour vous raconter quelques trucs.
D'abord, Moscou et sa Moskva. Moscou et sa basilique St Basil completement delirante avec ses bulbes de toutes les couleurs (ne cherchez plus de quoi s'est inspire Walt Disney !). Moscou et ses grandes avenues, ses ponts, son style eparpille entre facades classiques, batiments staliniens et buildings modernes. Moscou et son metro en marbre ecclesiastique retouche par la sculpture symbolique communiste. Moscou, sa faucille et son marteau. Vraiment, nous regrettons deja ! Nous n'enumererons pas tout ce que l'on n'a pas eu le temps de faire. Ca demoralise. Par contre nous pouvons vous conter ce que l'on n'a pas oublie de faire.
Prenez des notes la, on repetera pas. Premierement, nous sommes quand meme alles a l'illustrissime galerie Tretiakov voir les croutes russes et de belles icones toute aussi croutees. Nous avons marche sur la Place Rouge sans crainte, en tirant la langue a Lenine, parait il enterre dans son mausolee (avec ou sans la tete, la est la question... mais cela ne nous regarde pas), et en nous interrogeant sur la sobriete des architectes de St Basil. Nous avons philosophe en regardant couler la Moskva du haut des plus beaux ponts. Mieux, nous avons mange un poulet grille dans un parc moscovite. Nous nous sommes fait un grand ami, l'ami Erik, avec qui nous avons fete la derniere nuit de la peste, tradition o combien russe qui consiste a depenser tout ce que l'on a comme argent et comme raison en cette soiree puique demain la peste nous aura tous emportes. Un hommage a la fete donc, ou nous avons ecoute un de ces chanteurs russes qui, accompagne de son accordeon, fait pleurer le public par sa voix grave qui s'emporte dans des airs pathetiques. Nous avons mire mille et unes eglises dorees. Nous nous sommes joints a la communaute francaise de Moscou pour chanter des chansons revolutionnaires, anarchistes et paillardes dans un bar de la ville jusqu'aux petites heures du matin. Nous avons mange du caviar en faisant des blinis a 8h du matin (toujours a cause de la peste, c'est terrible). He ! C'est tres bon ! On s'en fait pas ici. C'est fantastique, vraiment, la Russie.
Et puis, voila, maintenant nous sommes le plus au Nord. Nous sommes dans l'incroyable Sankt Peterburg. Nous parlions des jolis ponts de Moscou, mais Sankt Peterburg c'est autre chose ! Ce sont des ponts, seulement la ville et l'eau, la Neva. Seulement des ponts sur la Neva, des grands et majestueux, des touts petits qui enjambent des canaux. Les ponts sont une attraction majeure d'ailleurs, puisque les plus grands s'ouvrent, oui ils s'ouvrent. A 2h toute la ville se rassemble sur les quais, c'est une foule impressionnante qui vient photographier le pont s'ouvrant pour la nuit, pour que les grands bateaux puissent continuer leur route sur la Neva. Mais a 2h, on ne voit pas ces bateaux la, seulement des centaines de navettes-croisettes a touristes qui passent sous les hurlements d'une foule de russes surexcites par on ne sait quoi (?). Le spectacle est d'autant plus etrange que nous sommes a la fin des nuits blanches. La nuit ne tombe pas, ou seulement une heure ou deux maintenant. Il fait jour toute la nuit, c'est deroutant. On ne sait plus quelle heure il est ni quand on est cense dormir.
On n'en finit donc pas de voir la ville et son architecture. De part et d'autre de la Neva, ce sont les facades classiques. Ici ce n'est plus le fouilli de Moscou, ici c'est l'unite architecturale. Les batiments se suivent sans se ressembler mais ils s'emboitent, ils s'accouplent pour former une atmosphere unie. Les couleurs des facades changent seulement, rappelant Prague. L'une est rose, l'autre est brune ou d'un vert clair, la suivante est jaune pale. Sur l'une ce sont des colonnes - hommes, sur l'autre ce sont des arcs ouvrages, la suivante a un toit d'orfevre. On se perd le long de ces rues et de ces facades, avant de retomber, toujours, sur la Nevski prospekt ou l'on imagine fort bien Dostoievski cherchant l'inspiration...
En arrivant ce week end nous avons ete acceuillis par Inna, jeune femme au grand sourire. L'arrivee chez elle fut particulierement cocasse. Comme Inna est un peu dans les nuages, elle nous avait transmis son adresse tres grossierement, c'est a dire qu'elle avait seulement mentionne le nom de la plus grande avenue en omettant de dire que son appartement etait dans une petite rue perpendiculaire. Bref on se retrouve a l'adresse donnee, on sonne au 13, et la au lieu de la douce voix attendue nous tombons sur un "zdrastvouitie" alcoolise au fort relent de vodka. Le type sort, nous parle en russe ("Inna ? Niet, bla bla bla") mais nous conduit quand meme gentiment au bloc voisin, toujours le numero 13. Toujours pas d'Inna. On ressort, desesperes, et on retombe sur ce type encore plus emeche que l'instant d'avant, en train de boire une petite biere, tranquillement, avec un pote. On se dit : "merde, il a fallu qu'on tombe sur les 2 russes les plus saouls de toute la Russie !". Mais justement ici rien n'empeche la gentillesse. Ils ont pris leur telephone, ont appele notre chere Inna, ont meme reussi a s'orienter, nous ont pris nos sacs et nous sommes partis ensemble, guillerets, vers le plus fameux des blocs 13. Il etaient tres heureux de nous aider, nous les fransuz perdus, et nous ont conduit, en n'oubliant pas de s'arreter pour faire les provisions de piva, chez notre Inna. Nous avons evite de peu le verre de l'amitie et l'embrassade russe, mais nous sommes arrives, enfin. Toute la compagnie a beaucoup fait rire notre hote... voila pour l'historiette. Ils ont extras ces russes ! Revenons au sujet. Nous avons trouve chez Inna le calme et l'ambiance jazz de radio ermitage. Entre autres activites, nous avons pique nique au bord du lac qui a sauve Leningrad de la famine pendant le siege des nazis en permettant un acheminement des vivres. C'est pas extra, ca ? Et pour feter ca, on a bouffe les poissons de ce ravissant lac.
Bon ensuite nous avons rencontre notre 2nde hote, Macha, qui elle, nous a recu comme des princes en nous installant carrement dans un appart prive, oui messieurs dames. Mais surtout, Macha c'est une fille super, environ de notre age, qui fait des etudes de cinema. Chacun nous montre la ville a sa facon, mais c'est vrai qu'on accroche bien plus avec Macha. Elle nous a accompagne a l'ermitage ou nous avons rejoint notre 3eme hote, monsieur Slavjan, pour une visite guidee du tonnerre. Ils se sont d'abord debrouilles pour nous eviter la file d'attente a la caisse, 3 fois plus longue que celle du Louvre (he ! on est passe par la sortie !). En plus ils ont presente leur carte d'etudiant pour nos tickets, ce qui fait que nous sommes rentres gratuit, comme de vrais etudiants russes en somme. C'est vrai que c'est epoustouflant ! Malheureusement l'ermitage en ete c'est pire que le Louvre et Versailles reunis, il y a un monde fou. Nous etions bien accompagnes, donc nous avons file vers l'essentiel pour un premier apercu de ce musee phenomenal allant de l'antiquite caucasienne ou l'art egyptien aux peintres russes et europeens les plus reputes. Sans parler du batiment en lui meme, musee autours du musee, avec ses escaliers royaux, ses sculptures, ses salles vernies et illuminees par des lustres d'or gigantesques. Faut pas deconner, c'est geant l'ermitage !
Voilou, apres une nouvelle nuit blanche a Saint Petersbourg passee a parler de dieu, de Rimbaud et de Pouchkine avec Macha et Anette, nous rejoignons ce soir Slavjan et ses parents. La c'est a nouveau l'hospitalite des russes plus ages, ils nous ont deja offert des livres sur l'ermitage et autres merveilles de la ville, et veulent nous faire manger tout leur frigo. On n'est pas sortis de l'auberge comme vous le voyez... Vous inquietez pas, nous vous tiendrons au fait de notre digestion. Bon appetit, amis de la poesie, bonsoir.


1 Comments:
Vos merveilles nous émerveilent.
A quand la suite ?
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