Sous une pluie de cocottes en papier...
Depuis Madurai particulierement, nous apprecions nos lieux de perigrinations. Tout ca pour dire que nous sommes sous le charme du Tamil Nadu. La region est moins reputee que sa voisine, le Kerala, d`ailleurs les commercants s`en plaignent. Il parait que c`est moins touristique. Mais nous ne pouvons pas le voir parce que maintenant se finit la saison et nous nous retrouvons un peu seuls, et c`est tant mieux (un peu de repos avant l`agitation de Kathmandu). En tout cas la region nous plait, les gens sont plus calmes.
Nous sommes a Mamallapuram ou le bus a bien voulu nous conduire (on etait meme assis !!). La ville, ou plutot le village, est une petite merveille de calme et de bien etre. D`abord c`est tout petit Mamallapuram, et on sent les airs de campagne. C`est un village de pecheurs. Quant au tsunami, les gens n`en parlent pas, et nous ne pouvons que l`imaginer. Car il y a la mer, et une longue plage deserte ou l`on voit les pecheurs partir et revenir.
Enfin il y a des temples, palaviens (si quelqu`un sait ce que ca veut dire, pouvez vous nous envoyer la definition ?). Palaviens ou pas, certains se dressent sur le sable entre terre et mer, d`autres se nichent a meme la roche.
Et il fait chaud.
Nous avions contacte le seul membre d`hospitality club inscrit a Mamallapuram. M. Johnson ne nous heberge pas, mais nous fait decouvrir son orphelinat. Nous avons donc fait connaissance d`une vingtaine de petits bonhommes. En fouillant dans nos souvenirs de travaux pratiques sans rien, nous nous sommes debrouilles pour trouver des feuilles blanches pour leur faire faire des cocottes en papier (technique inconnue au bataillon tamoul). Mais meme les plus petits y sont arrives, non seuleument a plier comme il faut pour mouvoir l`objet, mais aussi le coloriage interne.
Sachez a ce sujet qu`un petit indien ne dessine pas de chat, et est fort etonne de voir nos representations felines. Eux, ils ont voulu dessiner des bananes. Et leurs bateaux-pirogues ne ressemblent pas a nos voiliers.
Le tout confectionne a donne une cocotte pour apprendre le francais... Donne un chiffre, choisi un dessin... comment dit on hello en francais ? Reel succes... la maitresse en voulait presque un ! Mais c`est quand meme un peu triste de voir ces tout petits qui se pressent sur nos genoux pour mieux voir au tableau, ne pas ecrire par terre, et surtout par manque d`affection. Tous n`ont pas un crayon, mais tous savent ecrire et lire. Il n`y a pas grand monde pour s`occuper d`eux mais mangent et dorment a l`abri. Les benevoles indiens se remplacent pour les occuper et cherchent a faire venir des etrangers pour jouer avec les enfants et faire une donation. Ils ont besoin de tout, et acceptent en premier le riz. Nous ferons demain des emplettes pour 75 kilos de riz, avant d`aller manger avec eux. Le seul probleme est que l`organisation est catho, ce qui nous fait etre mefiants au 1er abord. Nous ne donnerons pas d`argent.
Voila, les poulets, les nouvelles de l`est. Il parait qu`il neige chez vous ?
Nous sommes a Mamallapuram ou le bus a bien voulu nous conduire (on etait meme assis !!). La ville, ou plutot le village, est une petite merveille de calme et de bien etre. D`abord c`est tout petit Mamallapuram, et on sent les airs de campagne. C`est un village de pecheurs. Quant au tsunami, les gens n`en parlent pas, et nous ne pouvons que l`imaginer. Car il y a la mer, et une longue plage deserte ou l`on voit les pecheurs partir et revenir.
Enfin il y a des temples, palaviens (si quelqu`un sait ce que ca veut dire, pouvez vous nous envoyer la definition ?). Palaviens ou pas, certains se dressent sur le sable entre terre et mer, d`autres se nichent a meme la roche.
Et il fait chaud.
Nous avions contacte le seul membre d`hospitality club inscrit a Mamallapuram. M. Johnson ne nous heberge pas, mais nous fait decouvrir son orphelinat. Nous avons donc fait connaissance d`une vingtaine de petits bonhommes. En fouillant dans nos souvenirs de travaux pratiques sans rien, nous nous sommes debrouilles pour trouver des feuilles blanches pour leur faire faire des cocottes en papier (technique inconnue au bataillon tamoul). Mais meme les plus petits y sont arrives, non seuleument a plier comme il faut pour mouvoir l`objet, mais aussi le coloriage interne.
Sachez a ce sujet qu`un petit indien ne dessine pas de chat, et est fort etonne de voir nos representations felines. Eux, ils ont voulu dessiner des bananes. Et leurs bateaux-pirogues ne ressemblent pas a nos voiliers.
Le tout confectionne a donne une cocotte pour apprendre le francais... Donne un chiffre, choisi un dessin... comment dit on hello en francais ? Reel succes... la maitresse en voulait presque un ! Mais c`est quand meme un peu triste de voir ces tout petits qui se pressent sur nos genoux pour mieux voir au tableau, ne pas ecrire par terre, et surtout par manque d`affection. Tous n`ont pas un crayon, mais tous savent ecrire et lire. Il n`y a pas grand monde pour s`occuper d`eux mais mangent et dorment a l`abri. Les benevoles indiens se remplacent pour les occuper et cherchent a faire venir des etrangers pour jouer avec les enfants et faire une donation. Ils ont besoin de tout, et acceptent en premier le riz. Nous ferons demain des emplettes pour 75 kilos de riz, avant d`aller manger avec eux. Le seul probleme est que l`organisation est catho, ce qui nous fait etre mefiants au 1er abord. Nous ne donnerons pas d`argent.
Voila, les poulets, les nouvelles de l`est. Il parait qu`il neige chez vous ?


1 Comments:
Bonjour,
A Mamallapuram, le tsunami n'a fait qu'une victime locale (un jeune garçon de 10 ans) et quelques touristes indiens.
Les habitations ont été protégées par les restaurants de la plage.
L'afflux d'aide a permis de relever le niveau de vie des pêcheurs.
Les orphelinats (une trentaine aux alentours de cette petite bourgade touristique) ne sont que des entreprises d'enrichissement de leurs directeurs, grâce aux devises des touristes.
Les pensionnaires de ces "orphelinats" y ont été prêtés par leurs parents pauvres, mais bien vivants.
Pour se donner des apparences d'honorabilité, certains de ces directeurs se sont autoproclamés "pasteurs".
Dans l'Inde rurale, les orphelins ne sont jamais abandonnés; ils sont toujours recueillis par un oncle ou une tante, après décision d'un conseil de famille.
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