Un petit goût de reviens-y

quelqu'un aurait-il vu ma brosse à dent ?

vendredi, août 24, 2007

Les belles soeurs de l'Europe: autour de la Mitteleuropa


Lovely Zozo, lovely Pierrot in a lovely car


Les voitures a l'Est


Fenetres sur Varsovie


Varsovie sous la pluie


Cracovie la Noire


Cracovie la sombre


Le petit village de Bartislava...


...a vue sur le chaaaateau


L'immeuble vu par Hundertwasser


C'est choli


Wienerschnitzel dans un bar a Vienne


Les rues de Salzburg ressemblent aux rues de Turin


Le Chaaateau


Le Danube de Regensburg


On se croirait a Salzburg...en moins chic


Et au fond : le Chaaateau


Le Poooont St-Chaaaarles


Prague...


Les facades polonaises de Wroclaw


Pareil :)

lundi, août 20, 2007

R9 en ballade en St Empire Romain Germanique !

Nous sommes tels des cowboys qui traverseraient le desert du Montana en Harley Davidson, tels des croises qui defricheraient des terres nouvelles. Nous avancons sans crainte en St Empire Romain Germanique. Le moteur de la r9 gronde (d'ailleurs il commence a caler sans vouloir redemarrer...) et le tout cahote au rythme des routes ostereichiennes, germaines et tcheques. Plus de trous ni de nids de poule, nous tracons la route sous des airs de JJ Cale, des Doors, du crachat des hauts-parleurs du poste R9 vieillissant.
Nous avons vu le vert des forets d'Autriche. Nous avons vu la beaute froide, rigide et bourgeoise de Salzburg. Salzburg est une ville de petite montagne qui s'etale sur deux rives et quelques ponts. La vieille ville, c'est en fait un plan medieval pour une architecture barocco-rococo-peniblo-chianto. Et il y a meme un chateau. Nous trainions nos vieilles chaussettes et nos pieds cornes dans les charmantes rues les plus chics de la Old Town, flanant le long des vitrines les plus chics de toute l'Ostereich, nous disant que decidement nous ne saisissions pas tres bien la mode de l'ete. Ce qui est joli a Salzburg, c'est qu'il y a de petites rues aux maisons si hautes que les facades semblent pencher et se rapprocher jusqu'a ne plus voir le ciel. Nous rencontrames en sortant un peu de la Old Town, tres chic, les autrichiens, attables evidemment a la fete de la biere ! C'est sur cette esplanade, sorte de place du village, que les autrichiens, tous ages et categories confondus, passent leurs soirees. Autour, ce sont de grands batiments ou s'alignent les echoppes de choucroute, de saucisses et autres bretzels. Puis on arrive sur cette immense terrasse bondee ou les bruits des couverts, des choppes et des discussions confortent vraiment l'image qu'on se fait des germains a la fete de la biere. Cette biere fabriquee par l'abbaye du coin se sert en choppes de 50cl ou d'1l. On vient ici avec son pique-nique et tout son bazar, et on regarde la fin de l'apres-midi.
Plus loin, nous sommes passes en Allemagne, ou nous avons d'abord retrouve les douaniers de l'Ouest, beaucoup moins sympathiques au demeurant que ceux de l'Est... Outre le fait que notre R9 pourrait porter plainte pour delit de sale gueule, ces messieurs de la douane volante nous ont emmerdes pendant une bonne demi-heure pour savoir de quel festival nous venions. Malgre nos protestations ("Wir reisen, keine Fest.."), ils ont cru bon de se lancer dans une fouille en regle de notre espace vital. Mal leur en a pris, apres la seconde demi-heure passee a fouiller l'avant, nous avons vu l'ami douanier blemir en ouvrant le coffre ("Oui il y a un petit peu de bazar ici aussi"). Finalement resigne, propablement attendri par tous les cadeaux emballes que l'on vous ramene, il a quand meme compris que nous ne faisions que voyager et que nous n'etions pas alles dans un festival ou les jeunes saintsempereursromainsgermaniques fument de la drogue. Conclusion, vous pourriez nous demander aussi ce qu'on foutait en Allemagne.... En fait, nous etions la pour visiter incognito la petite ville de Regensburg, celle dont Mr Espanol nous a rabattu les oreilles durant un certain sejour baltique et dont il va etre tres fier que nous l'ayons visite. Effectivement, Regensburg c'est vraiment adorable. La bas, passe le bleu Danube, comme a Budapest. Mais la bas les ponts sont paves et donnent un air de campagne. Il y a une haute fleche la bas, d'une eglise gothique digne de Rouen. Les rues ont des maisons colorees, les gens se deplacent a velo, comme a Amsterdam. Tous les Allemands mangent des glaces, comme les Bulgares.
Et comme Regensburg est sur la route de Prague, ce qui pourrait expliquer notre venue la bas, nous sommes arrives a Prague. En se deplacant d'Ouest en Est au milieu de cette Mitteleuropa, nous avons pu jauger les differences entre tous ces germanoslaves. Alors, en Tchequie, on n'est pas communiste, on n'a pas de regret, on est encore moins Allemand, on est peut etre un peu plus proche des Slovaques (peut-etre...), on est Tcheque ! Prague, c'est choooli, ca on ne vous apprend rien. Le pont St-Charles, il est tres choooli, il est plein de touristes. Les clochers sont magnifiques, les facades sont magnifiques, les places et leurs eglises sont magnifiques. C'est magnifique Prague. Pour couronner le tout, les Tcheques sont tres chooolis. Ce sont des gens tres ouverts, apparement. Les jeunes sont omnipresents, ils ont les cheveux longs et ont l'air de tres bien s'en porter.
Hier, nous avons traverse la Boheme et la Moravie, des jolis noms pour des jolies forets de sapins. Nous sommes arrives a Olomouc pour finir d'admirer l'architecture Tcheque. Aujourd'hui, ce sont les Sudetes que nous avons traversees, histoire de commemorer l'Histoire. Encore des sapins... Voila comment nous sommes desormais en Silesie, dans la petite ville de Wroclaw aux facades pointues, typiquement polonaises.
Et comme tout le monde sait que la Pologne est sur la route de la France, nous nous engageons demain sur la route du retour. keskecekecezigzag ???

mardi, août 14, 2007

Hommes presses a nouveau sur la route

C'est pas qu'on vous boude, c'est pas que nous n'aimions plus notre saga blogueste, c'est que nous sommes des hommes presses, bla bla bla, on n'a plus le temps, voila. Deja la, on se fend d'une heure pour vous raconter nos conneries au lieu d'aller visiter "Le Chââteau" ou "La Chââpelllle". Non, bon d'accord, c'est pas vrai, on ne visite plus les chateaux depuis qu'on a decide de le faire.... Bref.
Nous etions a Cracovie, on ne sait meme plus quand (on a un de ces foutoirs dans la tete !). Cracovie c'est joli. C'est bonde de touristes et d'attrape-couillons. Et c'est dommage parce que ca donne a la ville un aspect plastique. Nous, on a prefere Varsovie, c'est plus vrai, plus naturel comme ville, n'en deplaise aux gens qui nous ont dit le contraire. Les gens disent vraiment n'importe quoi (...notamment dans les blogs...). Et si vous voulez plus de details sur Cracovie (le chateau, le quartier juif, la cathedrale, tout ca...), allez y vous meme !
Cependant, nous avons quand meme passe une semaine formidable a Cracovie, parce que nos hotes ont ete extra super chouettes (nice en ineglich). D'abord, nous sommes tombes sur Ania (oui, toutes les polonaises s'appellent Ania, comme ca c'est simple, on est sur de pas se planter). Ania, elle a un enorme sourire, elle est toujours en train de se marrer, elle est bavarde ! C'est la pire guide de tout Cracovie, mais elle s'est occupee de notre sort le soir, nous a presentes plein d'amis avec qui nous avons discutaille de la vie, de la mort, de l'amour et du reste. On a du resister a sa mere, qui comme les bulgares ou les russes, voulait absolument nous faire gouter la liqueur locale, en l'occurence une liqueur faite maison, une horreur... Le dernier soir, encore vivants malgre la liqueur, nous nous sommes joints a un meeting Hospitality Club, bref a une reunion des membres Cracoviens avec leurs hotes. Et comme avec HC ca part souvent en sucette, on a fini par discuter avec Skip, l'ours d'Alaska (??) et a chanter Gainsbourg a tue-tete avec Trevor le New-Yorkais (???).
Ensuite, nous sommes alles chez Kris, notre second hote. Un mec super, qui parle toutes les langues et qui passe son temps a voyager. On a passe nos soirees a se raconter les histoires droles de voyage, des anecdotes sur les russes, les turcs, les kazhakstanais, les turkmenes...
Et nous sommes partis, parce qu'il le fallait bien, vers notre voiture, vers le plus beau pays au monde. En un coup de teletransportation, nous etions en Bulgarie... qui est vraiment le plus beau pays au monde. A Burgas, sur les cotes de la Mer Noire, nous avons retrouve Michel et notre R9. Ni l'un ni l'autre n'ont pris un cheveux blanc, toujours les memes (meme si Michel pretend qu'il a maigri). A Burgas, il fait 35°C, l'eau est chaude, les gens passent leur temps sur les terrasses (les Bulgares ont decide d'arreter totalement de bosser), la vie est belle, les filles sont superbes, les gens se marrent. C'est le seul pays d'Europe ou les gens roulent encore en caleche sur l'autoroute (en Roumanie aussi, mais ils n'ont pas d'autoroute...). La Bulgarie, c'est le desert du Rajasthan, c'est la jungle thaie, c'est la gentillesse russe, c'est les routes roumaines, c'est les filles d'Ukraine, c'est le kebab turc, c'est la chaleur et les briques rouges de la mediterrannee, c'est les montagnes suisses, c'est le Causse aveyronais. C'est simple, comme ils le racontent eux memes, le jour ou Dieu a partage la Terre entre les peuples, les Bulgares sont arrives a la bourre, les derniers en fait (ils etaient en train de trinquer avec les Russes), et comme il ne restait plus de terres, Dieu leur a file un petit bout de Paradis. Le plus beau pays du monde. Alors on en a profite pour manger des pizzas a 50 cents, se baigner dans la Mer Noire, et rigoler avec nos amis bulgares.
Parce que bien sur, nous avons revu Michel qui s'est bien occupe de notre lovely car en lui mettant de nouveaux pneus, un nouvel embrayage, de l'huile toute neuve... Il y a meme son ami depressif qui a fait le menage a l'interieur ! Ensuite nous avons file vers les Rhodopes, a Assenovgrad, ou nous avions rendez vous avec Alex, Shteryo et Vassil. Ce furent les grandes embrassades, on ne savait plus si on s'etait vu hier ou il y a 6 mois. On n'est reste que 24 heures mais la prochaine fois, c'est a Milan qu'on se voit puisqu'Alex y va en Erasmus, etudiante photographe. Comme nous avions encore beaucoup de route a faire (direction Bratislava !), Monsieur Kishisheva (papa d'Alex) a, selon la tradition Bulgare, de nouveau offert le rakia du depart a Pierre. Monsieur a ouvert son illustre bouteille en declarant fifty-fifty et en donnant sa part a Pierre dans une bouteille de Vittel : "bonne route et soyez prudents surtout !". Mais sans l'aide du rakia, on est arrive a Sofia ou nous avions rendez-vous avec Rutty et Vasselin qui eux aussi etaient contents de nous revoir. Bref, c'est au comble du desespoir qu'il a fallu se decider a partir, a s'arracher du plus beau pays au monde, en declinant a regret les invitations de nos nouveaux amis autostoppeurs ("Mais si, restez, nous irons a la campagne"), d'Alex ("Mais si, restez, nous irons dans les Rhodopes"), de Rutty ("Mais si, restez, nous irons a la plage").
Voila comment nous nous sommes retrouves sur la route a nouveau. Pour atteindre Bratislava, en principe, il faut passer par la Serbie, Belgrade, puis par Budapest. Et les Serbes, qui ne sont pas plus cons que d'autres, exploitent a fond les ressources humaines en faisant payer des taxes exorbitantes et en faisant passer les gens par l'autoroute. Or, comme on n'est pas venu jusqu'ici pour voir une autoroute et payer des taxes aux douaniers et aux politiques corrompus, nous en avons deduit que Timisoara en Roumanie etait tout a fait sur le chemin aussi. Alors nous voilames partis, roulant a pleine puissance, le coeur joyeux soulage de toute taxe... Nous sommes passes d'abord par un col bulgare, 3 heures apres nous avions fait 100 kms. Puis le coeur serre nous avons pris le bateau pour traverser le Danube et passer en Roumanouch. La R9 a un peu eu le mal de mer, mais nous pensons que c'etait aussi l'emotion de quitter la Bulgarie, son second pays maintenant. Bref, c'est aussi sur ce foutu bateau que les desillusions ont commence... Parce que les Serbes sont peut etre penibles, mais les Roumains ils sont carrement chiants. D'abord il a fallu payer le bateau (prix R9 immatriculee en Aveyron), apres il a fallu payer la taxe de debarquement, et puis la taxe des routes et la taxe des pneus, et la taxe du pare brise, et la taxe pour le reste... On avoue que passee la 1ere taxe, on a accelere et on est passe sous le nez des guichets pour les autres taxes, conclusion on avait pas la rovigneta obligatoire et on s'en foutait. Nous avons coupe au plus court, d'abord sur une petite route, finalement en bon etat, et puis sur une grande route qui aurait du etre encore mieux... c'etait sans compte sur la dde roumaine qui s'amuse a demolir les routes sans les refaire apres... Un vrai film fantastique... un vrai calvaire... on nageait dans l'irreel (realite roumaine) entre deux trous, deux feux rouges qui marchaient plus, deux chemins de terre, des bouchons de camions qui comme nous croyaient avoir pris la grande nationale. En clair on a mis 4 heures a faire 5o bornes. Le lendemain on a finalement vu se profiler la frontiere hongroise avec soulagement. Comme on avait toujours pas la rovigneta, nous sommes aussi passes en trombe devant les guichets de douane roumaine... et hop la. Apres tout c'est l'Europe !
Voila comment nous sommes revenus a la civilisation. Plus de charettes tirees par les chevaux tsiganes ornes de pompoms rouges, plus de vieux assis au bord de la route, plus de babouchkas au foulard decolore, plus de chiens qui courent a cote des voitures, plus de gamins dans les champs... Nous avons vu se profiler l'ouest, avec ses grandes autoroutes, ses champs tout plats bien moissonnes, ses grandes usines propres au dessus desquelles passent les avions, ses grosses mercedes qui foncent a 2oo a l'heure. En traversant la Hongrie, nous sommes finalement arrives a Bratislava puis a Vienne... C'est l'ouest, on a passe le rideau de fer sans probleme. Deconnez pas, l'Europe ca sert pas seulement a payer plus cher, ca sert aussi a supprimer les frontieres... menfin, a part pour les roumains qui comprennent rien, on a toujours passe une douane. Mais nous avec notre R9 nous sommes avantages parce qu'on nous dit tout le temps de circuler (et plus vite que ca). Racistes...
Bon, en clair, Bratislava c'est tres mignon, c'est tout petit. Ce serait un peu dans le genre de Tallinn, sauf que ca fait moins bourgeois et surtout moins ville creee pour les touristes. C'est tres tranquille, on se promene dans des petites rues pavees pour atterir sur la place du village ou la place de la mairie ou les terrasses des cafes entourent de grands platanes. On ferme les yeux et on se croit presque dans un petit village des Pyrennees orientales, con ! Et en plus il a un chateau ! Quant a Vienne, c'est grand, c'est bourgeois, ca ca va pas vous etonner ! C'est pas moche, mais ca ne souleve pas le coeur non plus. Vienne est d'une beaute ennuyeuse... Les facades classiques se ressemblent et se suivent entrecoupees de quelques fleurons baroquisants... c'est chiant !!!! On comprend maintenant pourquoi lorsqu'il pleut sur Vienne, elle a le coeur chagrin... Menfin n'en deplaise a la melancolie de Barbara, il y a quand meme notre ami Hundertwasser qui creve l'ecran et met du soleil meme dans les coeurs les plus tristes. "La ligne droite est sans dieu", et chez lui ca tourne, ca contourne, ca se souleve, ca eclate de couleurs. Comme dirait le guide du routard, "Nous, Hundertwasser, on aime !". Ouais. Le musee est magnifique, les maisons sont aussi surprenantes que ce qu'on imagine. Dommage qu'il soit mort, il aurait du faire un tour dans la Seine st denis. Menfin cela ne nous regarde pas...
Avant de s'endormir a Vienne, nous filons vers Salzburg ou il parait que le baroque est tres choli. Ca nous fait une belle jambe. En plus notre lovely car, elle a horreur du baroque. Quant a nous et quant a vous, on se telephone !

samedi, août 04, 2007

Un musee pour un genocide...

Ceci est un message personnel des amis zozo et pierrot qui s'en reviennent d'Auschwitz (en touristes evidemment...). Comme ce ne sont pas des choses tres rigolotes, on va quand meme essayer de pas en pleurer.
Cette visite commemorative, c'etait tres important pour l'amie zozo notamment, car s'il y a des enfants qui revent de devenir pompier ou d'entrer a la star academie, il y en a d'autres (un peu deranges certes, probablement a cause de troubles psychologiques developpes des la plus tendre enfance) qui revent de comprendre Auschwitz. Bon... et zozo n'a d'ailleurs toujours rien compris.
Notre premiere impression fut donc le cote malsain de ce musee. On y arrive et l'on se demande alors vraiment qu'est ce qu'on fout la. Et on n'est pas aide a la vue des centaines de debiles qui n'en ont strictement rien a faire de tout ca et qui ne sont la que parce qu'il faut venir pour on ne sait quelle raison obscure. C'est malsain donc, pourquoi vient on visiter Auschwitz ? Par plaisir pour les atrocites ? Pour jouir en regardant les photos d'hommes decharnes qui creusent leurs tombes ? Pour se faire peur, comme a la tele ? Pour pouvoir plonger dans le melo-pathetique et pleurer devant ses amis en disant que c'etait vraiment dur Auschwitz ? Ouais. C'est pas terrible tout ca.
Alors, pour se donner bonne conscience, on se dit que c'est par devoir de memoire (encore un mot qui est tres a la mode !), pour une commemoration personnelle, pour dire pardon interieurement. Mais ce serait sans compter sur la facon dont les commerciaux s'emparent aujourd'hui des musees. Et la, a Auschwitz, le terrain est propice puisqu'on ne cesse plus de parler de la Shoah parce qu'il ne faut pas l'oublier, et aussi parce que ca fait pas mal de pognon (c'est tres attractif apparement de regarder des horreurs reelles) et que c'est bon pour la politique... bref.
On va donc, puisque nous sommes sur la lancee, d'abord parler d'Auschwitz I qui est (parait il) le musee. C'etait le camp des hommes, celui qui se contentait d'etre de concentration. En fait, on tombe sur le cul en se retrouvant face a l'entree (la fameuse grille Arbeit macht frei) et qu'on decouvre qu'elle a ete poncee, nettoyee, astiquee, repeinte la veille... tout a ete refait, tout est repeint, tout est neuf. Alors ca pose d'abord un probleme d'ambiance... comment faire son recueuillement si on a plus l'impression d'etre a Walt Disney qu'a Auschwitz ? Comment peut on oser faire un resto a l'endroit ou des gens mourraient de faim ? Qui a eu l'idee d'installer ce magasin de souvenirs (tous aussi debiles genre les instruments de torture pour les sadiques du dimanche matin) a l'interieur des barraques ? Comment peut on laisser les gens se prendre en photos, posant devant le panneau "Halt" face aux barbeles ? Comment peut on avoir l'idee de repeindre les clotures, d'arranger les briques des barraquements, de renover un endroit pareil (a part pour pouvoir faire et continuer a faire du fric) ? Bref, grande impression donc, mais le fameux devoir de memoire il est ailleurs, on l'a pas trouve. Effectivement, on peut voir les montagnes de chaussures, de valises, de cheveux, des photos d'archive... mais tout ca est arrange derriere de grandes vitrines de verre dans des barraquements qui sentent la peinture neuve... et on se suit tous a la queue leuleu en pensant bien a eteindre nos telephones portables. Tout ca sans compter ces guides debiles qui racontent uniquement ce qui interesse la plupart des groupes de touristes en masse, c'est a dire de la m*#8e**.
Et la, croyez nous, on se sent bete. Et triste.
Mais passes les premiers batiments, on arrive dans les coins moins visites. Chaque barraque est dediee, par nationalite, aux juifs, aux tsiganes, aux homos, aux asociaux, aux politiques et a tout les autres. Chaque pays organise son exposition comme il le souhaite, avec l'emotion qui est propre a son histoire bien que ce soit toujours la meme fin... On commence alors a se sentir apte a reflechir, apte a penser a eux.
Ensuite, en n'oubliant pas de s'arreter a la cafeteria, on quitte les gens qui font semblant de regarder et leur appareil photo, et on passe a Birkenau. C'est a 3kms. Effectivement nous imaginions faire le chemin a pied, pour sentir un peu le lieu, la campagne qui vit autour. Car les maisons sont toujours la avec les petits enfants des polonais d'alors. Les vaches sont la, petites vachettes des vaches d'alors. L'odeur du foin c'est surement la meme... Mais non. On oublie les impressions et on monte dans la navette. La navette...
Il y a de quoi pleurer donc. Mais Birkenau est contrairement au reste tres emouvant. Ici les choses ont ete laissees entierement en l'etat. Rien n'a ete touche si ce n'est quelques reconstructions tres sommaires (puisque la plupart des barraques ont ete brulees par les allemands). Ici, il n'y a plus rien a voir, plus d'affiches hollywoodiennes, plus d'explications a trois francs, pas encore de reconstruction de chambre a gaz (pourtant ca plairait beaucoup !!!), plus rien... juste Auschwitz... quelques rails qui s'arretent la, juste un quai, juste les fondations des centaines de barraques en bois qui ont brulees et dont il ne reste plus que les cheminees en briques, juste quelques autres batiments en pierre avec leurs lits-planches, juste un sol ou tant sont morts... juste Auschwitz.
Voila.

mardi, juillet 31, 2007

Les souvenirs de Varsovie

Il est des lieux qui nous plongent dans un etat de douce melancolie. Varsovie, elle, porte aussi beaucoup de tristesse. C'est encore un peu la guerre ici. Il est des lieux qui semblent ne jamais pouvoir se defaire de leur histoire. Ici, on entend encore le cri des sirenes, on sent encore encore la peur, le froid, la faim et le sang. Pourtant tout est neuf ici. Rien n'a survecu au carnage. Et pourtant, en se promenant sur les paves de la vieille ville, celle reconstruite a l'identique par les russes qui voulaient consoler et amadouer les polonais, on se sentirait facilement en 1935. Et, au detour d'une ruelle, on se sent soudain d'une tristesse infinie. Les morts de la guerre sont encore la, invisibles, et nous prient de penser un peu a eux... C'est en posant la main sur une des dernieres briques du dernier pan de mur du ghetto que l'on se sent envahi par la douleur, la souffrance de Varsovie.
En arrivant a Varsovie, on voit d'abord le gris du ciel, le gris des immeubles sovietiques de la banlieue. On decouvre ensuite le quartier neuf avec ses hauts buildings de verre qui s'entassent anarchiquement. On est tente de croire les gens qui nous avaient bien prevenu que Varsovie etait vilaine. Et puis le ciel s'eclaircit. On tombe soudain sur de grandes places pavees ou les facades, un peu tordues, ont des couleurs fanees. Les paves sont encore plus mal poses qu'a Riga, ici ils s'accrochent aux difficultes du relief, et donnent une allure plutot debonnaire aux places de la ville. On reste stupefait face au charme de ces petites maisons colorees, de ces ruelles longues et etroites. Il est des lieux qui touchent le coeur. Nous, Varsovie, on aime. Varsovie c'est joli.
En plus, les polonais sont adorables. Les gens sourient (hormis les caissieres de la gare, rassurez vous), sont contents de voir les etrangers. Au debut nous etions chez Ania qui nous a fait faire le tour entier de Varsovie a pied, on a des trous dans nos chaussettes maintenant. C'est toujours tres interessant de rencontrer plusieurs hotes dans une meme ville, car chacun nous montre sa ville differement. Ania, elle est etudiante en droit et passionnee de photos. Elle est tres calme. Elle a voulu nous montrer ses endroits preferes... nous nous sommes promenes au cimetiere juif, dans les plus petites rues du vieux centre, dans le jardin d'ete. Maintenant nous sommes avec Dominik. Lui aussi a notre age, il est etudiant en socio et prepare un master sur hospitality club. Alors evidemment nous avons beaucoup parle de nos experiences, de l'organisation du club. Lui, il a voulu nous faire decouvrir Varsovie la nuit. Et puis demain il nous envoie aux galeries d'art. Il parait que c'est bien fait pour nous !

dimanche, juillet 29, 2007

En partant de Riga...

Salut les franzus. Voila nous sommes debarrasses des estrons et des lettons. Mais on va quand meme vous raconter un peu Riga.
Vous futes au courant que nous quittames Tallinn il y a de ca quelques jours. C'est pour cela que nous arrivames un jour a Riga. Et Riga c'est different de Tallinn.
Les gens qui connaissent les Etats baltes s'accordent a dire que plus on descend plus c'est crade... et cette theorie n'est ma foi pas fausse... Riga, c'est assez sale. C'est surtout plus vivant et moins carte postale. Parce que Tallinn c'est mignon mais vraiment surfait (genre walt disney vous presente le medieval pour touristes aventureux). Alors Riga a aussi un vieux centre, c'est certes moins confine, mais c'est pas du toc. Les batiments classiques se melent a l'art nouveau (a ce sujet si quelqu'un a compris ce que c'est vous pourriez peut etre nous expliquer), les petites rues pavees donnent sur des grandes places et des terrasses ombragees (voire merci d'apporter votre parapluie). En dehors de la vieille ville, la vie continue aussi, sur des grandes avenues qu'il faut traverser en souterrain. Les lettons, on peut les voir a Riga (si quelqu'un a deja vu un estron, priere de la ramener en Estonie). Ils sont presses, ils parlent tous russe, ils parlent fort... Nous, nous etions loges dans le quartier de la gare, en plein milieu du grand marche. Ambiance garanti entre les stands de fruits et legumes, entre les babouchkas gueulant contre les clients, entre les vendeurs de chaussures d'occasion.
Voila, a nous jeunes franzus, Riga nous a plu. Nous avons aime ce centre pave, cette animation la nuit, les terrasses des cafes quand il y a du soleil, les hauts clochers en zinc, tous ces russes... Par contre le vieux pere a trouve les russes trop bruyants, les lettons pas sympas, les gens trop presses, les filles trop maquillees, les voitures trop grosses, les mouettes trop bruyantes, les souterrains trop souterrains, les paves pas droits, les musees tres chiants, la bouffe trop grasse, le cafe trop chaud, l'eau trop fade, etc etc. Bref il a, semble t il, prefere les estons, parce qu'on en a pas vu... Mais quand meme, nous pensons qu'il s'est plu. Est il de retour a Poulioulhet, mystere, nous l'avons en tout cas mis dans un avion Air baltic...
Et nous... apres une bonne nuit de bus comme on les aime, nous avons mal au dos, nous sommes fatigues, nous avons faim, mais... nous sommes bien arrives a Varsovie, capitale des polonouchs. Premieres impressions vues du bus : le ciel est gris, la ville est grise. Cependant les polonouchs ont des tetes bien sympathiques. Ca nous fait meme plaisir de voir des vieilles facades grises deprimantes, ca change de Tallinn. Bref, nous attendons notre nouvelle hote d'hospitality, Ania, et nous partons a l'aventure...

vendredi, juillet 27, 2007

Villegiature en baltique...


Les toits de Tallinn


Les toits pointus de Tallinn


La mer baltique


la ville baltique...


La rue baltique


j'ai perdu mes cles baltiques...


Le marais estron


bin... la baltique


Les restes du communisme


Riga, en baltique


2nd rue baltique


Etude de baltistique...


Il parait que c'est de l'art nouveau


...ca aussi...


La nuit baltique