Un musee pour un genocide...
Ceci est un message personnel des amis zozo et pierrot qui s'en reviennent d'Auschwitz (en touristes evidemment...). Comme ce ne sont pas des choses tres rigolotes, on va quand meme essayer de pas en pleurer.
Cette visite commemorative, c'etait tres important pour l'amie zozo notamment, car s'il y a des enfants qui revent de devenir pompier ou d'entrer a la star academie, il y en a d'autres (un peu deranges certes, probablement a cause de troubles psychologiques developpes des la plus tendre enfance) qui revent de comprendre Auschwitz. Bon... et zozo n'a d'ailleurs toujours rien compris.
Notre premiere impression fut donc le cote malsain de ce musee. On y arrive et l'on se demande alors vraiment qu'est ce qu'on fout la. Et on n'est pas aide a la vue des centaines de debiles qui n'en ont strictement rien a faire de tout ca et qui ne sont la que parce qu'il faut venir pour on ne sait quelle raison obscure. C'est malsain donc, pourquoi vient on visiter Auschwitz ? Par plaisir pour les atrocites ? Pour jouir en regardant les photos d'hommes decharnes qui creusent leurs tombes ? Pour se faire peur, comme a la tele ? Pour pouvoir plonger dans le melo-pathetique et pleurer devant ses amis en disant que c'etait vraiment dur Auschwitz ? Ouais. C'est pas terrible tout ca.
Alors, pour se donner bonne conscience, on se dit que c'est par devoir de memoire (encore un mot qui est tres a la mode !), pour une commemoration personnelle, pour dire pardon interieurement. Mais ce serait sans compter sur la facon dont les commerciaux s'emparent aujourd'hui des musees. Et la, a Auschwitz, le terrain est propice puisqu'on ne cesse plus de parler de la Shoah parce qu'il ne faut pas l'oublier, et aussi parce que ca fait pas mal de pognon (c'est tres attractif apparement de regarder des horreurs reelles) et que c'est bon pour la politique... bref.
On va donc, puisque nous sommes sur la lancee, d'abord parler d'Auschwitz I qui est (parait il) le musee. C'etait le camp des hommes, celui qui se contentait d'etre de concentration. En fait, on tombe sur le cul en se retrouvant face a l'entree (la fameuse grille Arbeit macht frei) et qu'on decouvre qu'elle a ete poncee, nettoyee, astiquee, repeinte la veille... tout a ete refait, tout est repeint, tout est neuf. Alors ca pose d'abord un probleme d'ambiance... comment faire son recueuillement si on a plus l'impression d'etre a Walt Disney qu'a Auschwitz ? Comment peut on oser faire un resto a l'endroit ou des gens mourraient de faim ? Qui a eu l'idee d'installer ce magasin de souvenirs (tous aussi debiles genre les instruments de torture pour les sadiques du dimanche matin) a l'interieur des barraques ? Comment peut on laisser les gens se prendre en photos, posant devant le panneau "Halt" face aux barbeles ? Comment peut on avoir l'idee de repeindre les clotures, d'arranger les briques des barraquements, de renover un endroit pareil (a part pour pouvoir faire et continuer a faire du fric) ? Bref, grande impression donc, mais le fameux devoir de memoire il est ailleurs, on l'a pas trouve. Effectivement, on peut voir les montagnes de chaussures, de valises, de cheveux, des photos d'archive... mais tout ca est arrange derriere de grandes vitrines de verre dans des barraquements qui sentent la peinture neuve... et on se suit tous a la queue leuleu en pensant bien a eteindre nos telephones portables. Tout ca sans compter ces guides debiles qui racontent uniquement ce qui interesse la plupart des groupes de touristes en masse, c'est a dire de la m*#8e**.
Et la, croyez nous, on se sent bete. Et triste.
Mais passes les premiers batiments, on arrive dans les coins moins visites. Chaque barraque est dediee, par nationalite, aux juifs, aux tsiganes, aux homos, aux asociaux, aux politiques et a tout les autres. Chaque pays organise son exposition comme il le souhaite, avec l'emotion qui est propre a son histoire bien que ce soit toujours la meme fin... On commence alors a se sentir apte a reflechir, apte a penser a eux.
Ensuite, en n'oubliant pas de s'arreter a la cafeteria, on quitte les gens qui font semblant de regarder et leur appareil photo, et on passe a Birkenau. C'est a 3kms. Effectivement nous imaginions faire le chemin a pied, pour sentir un peu le lieu, la campagne qui vit autour. Car les maisons sont toujours la avec les petits enfants des polonais d'alors. Les vaches sont la, petites vachettes des vaches d'alors. L'odeur du foin c'est surement la meme... Mais non. On oublie les impressions et on monte dans la navette. La navette...
Il y a de quoi pleurer donc. Mais Birkenau est contrairement au reste tres emouvant. Ici les choses ont ete laissees entierement en l'etat. Rien n'a ete touche si ce n'est quelques reconstructions tres sommaires (puisque la plupart des barraques ont ete brulees par les allemands). Ici, il n'y a plus rien a voir, plus d'affiches hollywoodiennes, plus d'explications a trois francs, pas encore de reconstruction de chambre a gaz (pourtant ca plairait beaucoup !!!), plus rien... juste Auschwitz... quelques rails qui s'arretent la, juste un quai, juste les fondations des centaines de barraques en bois qui ont brulees et dont il ne reste plus que les cheminees en briques, juste quelques autres batiments en pierre avec leurs lits-planches, juste un sol ou tant sont morts... juste Auschwitz.
Voila.
Cette visite commemorative, c'etait tres important pour l'amie zozo notamment, car s'il y a des enfants qui revent de devenir pompier ou d'entrer a la star academie, il y en a d'autres (un peu deranges certes, probablement a cause de troubles psychologiques developpes des la plus tendre enfance) qui revent de comprendre Auschwitz. Bon... et zozo n'a d'ailleurs toujours rien compris.
Notre premiere impression fut donc le cote malsain de ce musee. On y arrive et l'on se demande alors vraiment qu'est ce qu'on fout la. Et on n'est pas aide a la vue des centaines de debiles qui n'en ont strictement rien a faire de tout ca et qui ne sont la que parce qu'il faut venir pour on ne sait quelle raison obscure. C'est malsain donc, pourquoi vient on visiter Auschwitz ? Par plaisir pour les atrocites ? Pour jouir en regardant les photos d'hommes decharnes qui creusent leurs tombes ? Pour se faire peur, comme a la tele ? Pour pouvoir plonger dans le melo-pathetique et pleurer devant ses amis en disant que c'etait vraiment dur Auschwitz ? Ouais. C'est pas terrible tout ca.
Alors, pour se donner bonne conscience, on se dit que c'est par devoir de memoire (encore un mot qui est tres a la mode !), pour une commemoration personnelle, pour dire pardon interieurement. Mais ce serait sans compter sur la facon dont les commerciaux s'emparent aujourd'hui des musees. Et la, a Auschwitz, le terrain est propice puisqu'on ne cesse plus de parler de la Shoah parce qu'il ne faut pas l'oublier, et aussi parce que ca fait pas mal de pognon (c'est tres attractif apparement de regarder des horreurs reelles) et que c'est bon pour la politique... bref.
On va donc, puisque nous sommes sur la lancee, d'abord parler d'Auschwitz I qui est (parait il) le musee. C'etait le camp des hommes, celui qui se contentait d'etre de concentration. En fait, on tombe sur le cul en se retrouvant face a l'entree (la fameuse grille Arbeit macht frei) et qu'on decouvre qu'elle a ete poncee, nettoyee, astiquee, repeinte la veille... tout a ete refait, tout est repeint, tout est neuf. Alors ca pose d'abord un probleme d'ambiance... comment faire son recueuillement si on a plus l'impression d'etre a Walt Disney qu'a Auschwitz ? Comment peut on oser faire un resto a l'endroit ou des gens mourraient de faim ? Qui a eu l'idee d'installer ce magasin de souvenirs (tous aussi debiles genre les instruments de torture pour les sadiques du dimanche matin) a l'interieur des barraques ? Comment peut on laisser les gens se prendre en photos, posant devant le panneau "Halt" face aux barbeles ? Comment peut on avoir l'idee de repeindre les clotures, d'arranger les briques des barraquements, de renover un endroit pareil (a part pour pouvoir faire et continuer a faire du fric) ? Bref, grande impression donc, mais le fameux devoir de memoire il est ailleurs, on l'a pas trouve. Effectivement, on peut voir les montagnes de chaussures, de valises, de cheveux, des photos d'archive... mais tout ca est arrange derriere de grandes vitrines de verre dans des barraquements qui sentent la peinture neuve... et on se suit tous a la queue leuleu en pensant bien a eteindre nos telephones portables. Tout ca sans compter ces guides debiles qui racontent uniquement ce qui interesse la plupart des groupes de touristes en masse, c'est a dire de la m*#8e**.
Et la, croyez nous, on se sent bete. Et triste.
Mais passes les premiers batiments, on arrive dans les coins moins visites. Chaque barraque est dediee, par nationalite, aux juifs, aux tsiganes, aux homos, aux asociaux, aux politiques et a tout les autres. Chaque pays organise son exposition comme il le souhaite, avec l'emotion qui est propre a son histoire bien que ce soit toujours la meme fin... On commence alors a se sentir apte a reflechir, apte a penser a eux.
Ensuite, en n'oubliant pas de s'arreter a la cafeteria, on quitte les gens qui font semblant de regarder et leur appareil photo, et on passe a Birkenau. C'est a 3kms. Effectivement nous imaginions faire le chemin a pied, pour sentir un peu le lieu, la campagne qui vit autour. Car les maisons sont toujours la avec les petits enfants des polonais d'alors. Les vaches sont la, petites vachettes des vaches d'alors. L'odeur du foin c'est surement la meme... Mais non. On oublie les impressions et on monte dans la navette. La navette...
Il y a de quoi pleurer donc. Mais Birkenau est contrairement au reste tres emouvant. Ici les choses ont ete laissees entierement en l'etat. Rien n'a ete touche si ce n'est quelques reconstructions tres sommaires (puisque la plupart des barraques ont ete brulees par les allemands). Ici, il n'y a plus rien a voir, plus d'affiches hollywoodiennes, plus d'explications a trois francs, pas encore de reconstruction de chambre a gaz (pourtant ca plairait beaucoup !!!), plus rien... juste Auschwitz... quelques rails qui s'arretent la, juste un quai, juste les fondations des centaines de barraques en bois qui ont brulees et dont il ne reste plus que les cheminees en briques, juste quelques autres batiments en pierre avec leurs lits-planches, juste un sol ou tant sont morts... juste Auschwitz.
Voila.


6 Comments:
Brillant reportage d'Auschwitz....Les mystères de tout ce qui n'est pas (encore?) dit.
Ah! qu'en vous echappez à la vodequa!
508° essai
788° essai
Pourquoi tu ne peut être écrit?
ben, quoi? euh!
y'aque ,en fait, l'espace emotionnel qui fait, en fait, bien se mouvoir l'espace marque tingueur, en fait. Si tu vois ce que jeveux dire, en fait. Keske tudi?
Alors, c'est quand la suite? Ca s'arrete là? La Pologne, la Bulgarie ? Vous etes arreté? Vous etes en panne? en grève? On veut les episodes manquants.
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