Entre deux cacas mous...
Vous allez dire que ca fait une plombe que l`on ne vous a pas ecrit. Mais nous avons des circonstances attenuantes. Parce que la vie continue ici, les jours passent et nous ne trepassons point. C`est un peu une gloire pour nous. Voyez vous bien des touristes sont malades ici, a Varanasi. Ils se plaignent de colliques, de parasites, d`insolation ou autres. De facon generale beaucoup de gens meurent ici. Mais nous, non.
Il est vrai cependant que nous avons eu quelques faiblesses. Apres avoir failli trepasser de courbatures, de diarrhee, de deshydratation et de sous nutrition sous une chape de plomb de 45 degres a l`ombre, sous le ventillo, nous sommes a nouveau frais et dispos. Il fait toujours 45 degres mais l`on envisage a nouveau un deplacement en bus de nos estomacs. Ainsi nous allons prendre le bus pour Kathmandu incessemment sous peu (24heures de bus, ca promet).
Nous quittons la ville de Shiva et la joyeuse equipe d`action benares. Si l`on doit faire un bilan (on doit toujours faire des bilans), notre rencontre avec action benares fut une grande experience, meme si nous aurions voulu en faire plus. Mais passees les considerations egoistes, c`est fantastiques pour eux d`avoir constitue une organisation aussi solide. Non ils n`ont pas besoin de benevoles, parce qu`ils ont reussi a former une veritable equipe, ou les non-docteurs sont aussi bien formes que les medecins. La semaine est planifiee entre les differents lieux de benares ou l`equipe agit, ou plutot les equipes puisqu`ils se separent pour etre partout ! Les lundis, mercredis et vendredis matin, certains sont a Main ghat. Il s`agit la de refaire des bandages a ceux qui dorment dans la rue, pres du gange. Ce sont surtout des bandages des pieds, les premiers a souffrir. Mais il y a aussi des plaies dues a des bagarres ou a des infections. Dans l`ensemble tout le monde est souriant. Le reste de la semaine se partagent entre la gare et le bidonville qui la jouxte. La aussi il s`agit de faire et refaire des bandages a ceux qui ont pris la gare comme refuge. La ce sont souvent des gens seuls, qui n`ont plus rien, et parfois meme plus leur tete. Pendant ce temps d`autres vont aux 2 villages des lepreux quelques jours dans la semaine. La c`est toujours un moment de fete. Parce que les lepreux sont une communaute tres volontaire. Meme s`ils n`ont que des moignons ils ont reussi a se construire leurs villages. Et ca donne un choc ! C`est propre,les gens ont le sourire et beaucoup d`humour. Tout les enfants vont a l`ecole, et personne ne meurt de faim. Enfin une autre equipe est a l`hopital au service des grand(e)s brule(e)s. La, c`est le plus dur. Parce qu`il n`y a plus beaucoup d`espoir. Il s`agit de laver les corps brules, d`enlever la peau morte, de decouper jusqu`a ce qu`une nouvelle peau puisse se recreer. Mais beaucoup meurent.
Ca parait faire beaucoup pour une petite equipe, mais non, les choses s`enchainent sans probleme. Les benaresiens connaissent le rendez vous, viennent d`eux memes avec un grand sourire. La plupart sont des habitues. Lorsqu`on les regarde refaire des bandages sur les pieds des lepreux a main ghat et que l`on sait que ces petits vieux ont en fin de compte un nouveau bandage tout les 2 jours, on trouve qu`action benares est etonnant d`efficacite. Ca n`a pas toujours ete comme ca, ce fut un travail de tous les jours pour former l`equipe et les facons de proceder. Dr Sab a d`ailleurs l`air d`etre tres reconnaissant aux indiens de son equipe. Il est sans doute rassure, il sait qu`il aura une descendance, et des meilleures puisqu`il s`agira alors d`indiens, et non plus d`occidentaux, qui consentiront a aider leurs compatriotes, meme des castes les plus basses.
Nous nous en allons donc, impressionnes, apres avoir beaucoup appris. Nous nous preparons aussi a quitter cette ville de feu, et nous ne sommes pas mecontents a l`idee de voir a nouveau defiler le paysage. Seulement un grand pincement au coeur nous prend aussi car ce sont nos derniers jours en Inde. Comment se passer des appels melodieux des vendeurs de legumes ambulants, des voyages urbains en rickshaw, des couleurs, du balancement de tete des indiens...
Nous lancerons ce soir une petite bougie et quelques fleurs sur le Gange en faisant une petite priere pour cette ville et ce pays qui n`en finissent plus d`etre beaux. Nous profitons de nos derniers jours varanasiens en revassant sous la torpeur. On se soigne aux 19 herbes ayurvediques, ne vous inquietez plus de notre sante.
Entre 2 cacas mous, bisoux.
Il est vrai cependant que nous avons eu quelques faiblesses. Apres avoir failli trepasser de courbatures, de diarrhee, de deshydratation et de sous nutrition sous une chape de plomb de 45 degres a l`ombre, sous le ventillo, nous sommes a nouveau frais et dispos. Il fait toujours 45 degres mais l`on envisage a nouveau un deplacement en bus de nos estomacs. Ainsi nous allons prendre le bus pour Kathmandu incessemment sous peu (24heures de bus, ca promet).
Nous quittons la ville de Shiva et la joyeuse equipe d`action benares. Si l`on doit faire un bilan (on doit toujours faire des bilans), notre rencontre avec action benares fut une grande experience, meme si nous aurions voulu en faire plus. Mais passees les considerations egoistes, c`est fantastiques pour eux d`avoir constitue une organisation aussi solide. Non ils n`ont pas besoin de benevoles, parce qu`ils ont reussi a former une veritable equipe, ou les non-docteurs sont aussi bien formes que les medecins. La semaine est planifiee entre les differents lieux de benares ou l`equipe agit, ou plutot les equipes puisqu`ils se separent pour etre partout ! Les lundis, mercredis et vendredis matin, certains sont a Main ghat. Il s`agit la de refaire des bandages a ceux qui dorment dans la rue, pres du gange. Ce sont surtout des bandages des pieds, les premiers a souffrir. Mais il y a aussi des plaies dues a des bagarres ou a des infections. Dans l`ensemble tout le monde est souriant. Le reste de la semaine se partagent entre la gare et le bidonville qui la jouxte. La aussi il s`agit de faire et refaire des bandages a ceux qui ont pris la gare comme refuge. La ce sont souvent des gens seuls, qui n`ont plus rien, et parfois meme plus leur tete. Pendant ce temps d`autres vont aux 2 villages des lepreux quelques jours dans la semaine. La c`est toujours un moment de fete. Parce que les lepreux sont une communaute tres volontaire. Meme s`ils n`ont que des moignons ils ont reussi a se construire leurs villages. Et ca donne un choc ! C`est propre,les gens ont le sourire et beaucoup d`humour. Tout les enfants vont a l`ecole, et personne ne meurt de faim. Enfin une autre equipe est a l`hopital au service des grand(e)s brule(e)s. La, c`est le plus dur. Parce qu`il n`y a plus beaucoup d`espoir. Il s`agit de laver les corps brules, d`enlever la peau morte, de decouper jusqu`a ce qu`une nouvelle peau puisse se recreer. Mais beaucoup meurent.
Ca parait faire beaucoup pour une petite equipe, mais non, les choses s`enchainent sans probleme. Les benaresiens connaissent le rendez vous, viennent d`eux memes avec un grand sourire. La plupart sont des habitues. Lorsqu`on les regarde refaire des bandages sur les pieds des lepreux a main ghat et que l`on sait que ces petits vieux ont en fin de compte un nouveau bandage tout les 2 jours, on trouve qu`action benares est etonnant d`efficacite. Ca n`a pas toujours ete comme ca, ce fut un travail de tous les jours pour former l`equipe et les facons de proceder. Dr Sab a d`ailleurs l`air d`etre tres reconnaissant aux indiens de son equipe. Il est sans doute rassure, il sait qu`il aura une descendance, et des meilleures puisqu`il s`agira alors d`indiens, et non plus d`occidentaux, qui consentiront a aider leurs compatriotes, meme des castes les plus basses.
Nous nous en allons donc, impressionnes, apres avoir beaucoup appris. Nous nous preparons aussi a quitter cette ville de feu, et nous ne sommes pas mecontents a l`idee de voir a nouveau defiler le paysage. Seulement un grand pincement au coeur nous prend aussi car ce sont nos derniers jours en Inde. Comment se passer des appels melodieux des vendeurs de legumes ambulants, des voyages urbains en rickshaw, des couleurs, du balancement de tete des indiens...
Nous lancerons ce soir une petite bougie et quelques fleurs sur le Gange en faisant une petite priere pour cette ville et ce pays qui n`en finissent plus d`etre beaux. Nous profitons de nos derniers jours varanasiens en revassant sous la torpeur. On se soigne aux 19 herbes ayurvediques, ne vous inquietez plus de notre sante.
Entre 2 cacas mous, bisoux.


1 Comments:
Attention au choc thermique, les montagnes au dessus de Caquemandou, c'est à moins 45° qu'elles sont.
Quand on pense que vous loupez la grande élection française pour des coups de chaleur.
Steevy Cirquozien
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