Un petit goût de reviens-y

quelqu'un aurait-il vu ma brosse à dent ?

mardi, mai 08, 2007

Kathmandu - Delhi - Bangkok : que sont devenus les enfants des hippies ?

namaste Sarkoland !

Nous ne parlerons pas tout de suite de la crise francaise, parce qu'on a des choses plus interessantes a raconter. Et puis on a pas fini de digerer...
Kathmandu - Delhi - Bangkok, ca laisse du temps pour rever ... et il faut qu'on vous raconte...
Kathmandu, le 3 mai... ce fut notre derniere journee, et elle fut un peu triste. Tristes de quitter les nepalais, l'air frais, freak street et son ambiance, le Kumaris... Tristes aussi de devoir dissoudre l'amicale de belotte kathmandousienne avec son equipe franco-mauricienne qui gagne et l'equipe franco-francaise qui perd.
hummm... c'est avec un sanglot dans les doigts que nous y repensons. Ce 3 mai, nous etions 3 a deprimer puisque nous sommes partis avec une amie du Kumaris, prof d'eco dans la Seine st Denis en pleine liberation professionnelle au coeur de l'Asie. Bref nous sommes partis en fin d'aprem, le coeur gros, faisant la moue et redoutant les retrouvailles indiennes.
Il faut dire a ce sujet que Kathmandu est un bastion de critiques envers ces pauvres indiens. Tout le monde les critique, comme quoi ils seraient crades, mal eleves, incultes, chiants, moches et cons (et en plus ils pueraient). Pour nous, tout ca c'est pas vrai... bon... d'accord, peut etre l'Inde est elle un peu sale (et encore, ca depend ou on regarde). Menfin, c'est vrai que lorsque l'on arrive a la frontiere apres une nuit blanche dans un bus pourri, on digere mal l'Inde. Il est vrai aussi que si une compagnie de bus de luxe se specialisait dans le retour express vers Kathmandu pour les touristes desabuses arrivant aux portes de l'Inde, elle ferait fortune ! Parce qu'a Sonauli, on etait a deux doigts de repartir illico. On a quand meme persevere (en ralant un peu, en soufflant beaucoup) pour atteindre Gorakpur avec un bus tres... tres... tres indien qui n'a meme pas ete foutu d'arriver a bon port, nous laissant sur le bas cote, sous le soleil de plomb, nous demerder pour arriver au centre ville. Bref, Gorakpur, 40 degres et quelques, il a quand meme fallu se forcer a manger ce thali de merde, et se rehabituer a supporter les regards insistants (et il est vrai souvent un peu bebetes) des indiens locaux.
Le retour fut donc rude, parce que l'Inde ca se merite. Mais on vous decrit notre ressenti du moment, parce que, meme si c'est dur, qu'on en a marre, qu'on en arrive a dire du mal de l'Inde, ce n'est que temporaire... maintenant que nous avons quitte cette terre des dieux, on ne voit plus que ses bons cotes, et on en reve encore et toujours. Et ce, surtout lorsque l'on debarque a Bangkok. Ok, ici tout est facile, c'est propre, c'est cool, mais le charme de l'Inde est tres loin...
Mais revenons a notre parcours. De Gorakpur il a encore fallu toute une nuit de train (sympa le reveil avec les crachats et raclements de gorge des voisins) pour arriver a Delhi. Par contre l'arrivee dans la capitale fut plus facile que le 15 fevrier. Etrangement le quartier soit disant rase pour construction du metro etait en fort bon etat, avec des hotels peu rases. GRRRRRRR. On a pu y constater a nouveau la temperature differencielle du monde. Le mois de mai en Inde, ca decape, on se sent comme une tablette de beurre sale (ou non) en train de fondre. Nous avons termine notre voyage en Inde parfaitement en accord avec "l'Indian style". En effet on s'est fait embarquer par un chauffeur de rickshaw dans un veritable renversement des commissions. En principe le rickshaw wallah essaie d'emmener ses clients dans un emporium et touche alors une commission substantielle (des tickets d'essence). La, le chauffeur rabattait les clients en leur proposant de payer 25 roupies de moins a chaque magasin visite, sachant qu'il etait conclu des le depart que l'on ferait semblant d'etre interesse par la marchandise pendant 10 minutes, temps necessaire pour l'obtention du fameux coupon... donc en conclusion, on paye pas le rickshaw, et le chauffeur a l'essence gratuite. Pour une fois ce sont les commercants qui se font avoir. et c'est monnaie rendue !
Voila, a peine le temps de realiser que nous partions , nous etions deja dans l'avion. Eh ! Ca va vite l'avion ! Et puis c'est confortable ! On se demande meme si ca pollue vraiment plus qu'un bus indien... Et opplatcha, 1300 kms apres, nous sommes a Bangkok.
Bangkok Bangkok...
Que dire, que penser... ? C'est en voyant toute cette consommation ici, a Bangkok, que l'on se prend a rever d'avant. Si l'on peut se preserver a Kathmandu en evitant Tamel et tout son tourisme de masse, la consommation peu chere et excessive, ici on ne peut guere ne pas etre choque... surtout quand on vient d'Inde. Ou est l'Asie a kosan road ? Meme les plus asiatiques ont l'air de californiens (casquette, mini jupe et lunettes de soleil a l'appui)! Il n'y a qu'une chose a faire ici, a kosan, c'est acheter, acheter, manger, acheter, boire. Et tous ces jeunes a la con qui se ressemblent tous avec leurs piercings et leurs tatouages ! Ne feraient ils pas mieux de fumer des petards comme le faisaient leurs parents, en parlant d'amour et de fleurs ? Que viennent ils chercher ici ? Le depaysement ? On en doute... La vie facile, plutot... la consommation effrenee, surtout... Et nous dans tout ca ? Nous pensons a Houellebecq.
Menfin, si nous avons ete carrement choques le 1er soir, on ne se laisse pas demoraliser. D'accord il est assez desagreable de passer des jolies indiennes en sari aux pouffiasses blondes platines a moitie a poil, des indiens si naturels aux cretins musclors a lunettes de soleil et bermudas. Les premieres heures on se demande si les femmes indiennes sont reellement a plaindre, et si l'on ne pencherait pas vers le terrorisme islamique (comme le sous entend Houellebecq dans Plateforme) ! Bon, c'est exagere, mais le tourisme en Thailande est triste a voir... surtout qu'on on pense a nos parents, les hippies... Nous vous invitons a mediter sur une photo de Kosan road, et nous attendons vos commentaires spirituels...



Mais il y a des bons cotes aussi. Les thai sont vraiment adorables, et ouverts, et lorsque l'on s'ecarte de ce quartier de debauche, c'est joli Bangkok avec ses canaux et ses temples. En plus, on est epates ! On est epates par la facilite du voyage ici. Deja tout est moderne. Quand on arrive a l'aeroport de Bangkok on a du mal a croire que c'est reel, surtout quand on vient de l'incredible aeroport of Delhi ! Et les bus ! Et les voitures ! Meme les tuc tuc sont modernes ! Ici, il y a des bars partout, de la bouffe autant occidentale que thai, des teles crachant du football europeen (et le cricket dans tout ca ??), de la musique americaine a pleine balle (bouuuhhhouuu... bollywood mon amour...). Et tout est facile, a peine arrives a la gare, on a deja le ticket qu'il faut avec une formule train-bus-bateau-mongolfiere-jet ski-plongee... et ce sans avoir a marchander !!! Bref tout est easy, keep it up et plus encore.
Ainsi, apres avoir passe la matinee a l'ambassade chinoise (un peu moins moderne), nous avons obtenu en 30 secondes chrono nos billets pour Ko Phangan, ile paradisiaque pour touristes paraplegiques du cerveau, dans l'archipel de Samui. Malheureusement nous arriverons trop tard pour la rave party de la full moon, les ectasy seront pour la prochaine fois (mamans, ne criez pas, on rigole !)
Bangkok c'est aussi la ville des anges... ici on se fait tatouer et percer a chaque coin de rue. Pierrot se fait percer le teton gauche dans les jours prochains, quant a Zoe, elle hesite encore entre le tatouage dauphin et celui a l'effigie d'une marque de biere locale.
Amis du soir bonsoir, amis sarki on vous oublie... Que sont devenus les enfants des hippies ? La question ne se pose pas qu'a Kosan road...La ville est belle ici quand on pense que les enfants de mai 68 deviennent des racistes liberaux...

6 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Oh!

21:14  
Anonymous Anonyme said...

Qu'est-ce que ça veut dire cette photo, et ces suggestions sur le tourisme, hein?
Sachez que le tourisme thaï est un des plus beaux fleurons du monde moderne.
Il est très apprécié de l'univers capitaliste et .... masculin.
Alors la morale révolutionnaire, hein ....

12:04  
Blogger Unknown said...

tiens tiens...

un burger king!!!

j'me demande... oui, j'ose...


Vous y avez était?
Ou plutôt, Pierre, as-tu reussi à convaincre Zoé d'y aller?

12:24  
Anonymous Anonyme said...

Florian, il dit rien que des bêtises

18:28  
Anonymous Anonyme said...

Quels parents, les hippies?

23:25  
Anonymous Anonyme said...

Coucou !

En guise de petit hommage à votre blog que j'aime beaucoup, je me suis permis de reprendre votre article sur l'adresse suivante : http://skyryu3.skyrock.com/43.html

Si vous voulez pas je le retirerais bien entendu ^^
Bonne continuation à vous deux ^^

JJ.

19:01  

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