Un petit goût de reviens-y

quelqu'un aurait-il vu ma brosse à dent ?

jeudi, mai 31, 2007

depression aigue au milieu de millions de petits chinois !

Choudicaaa, sabadeee et maintenant Nin rao les fransuzin-faguo !
Comment commencer ce message de maniere positive ????... euh.... Nous sommes bien arrives a Jinghong (a prononcer en se bouchant le nez : ding-dong) apres ce ravissant voyage du laos du nord a la Chine du sud.
Ravissant d'accord, mais bien chiant quand meme. Bon, il est vrai que nous nous attendions a pire. En fait on a cru avoir la berlue en apercevant le bus... Un bus pas croyable ! Un bus couchette ! Avec des vraies couchettes ou on peut carrement s'allonger ! Les pieds de Pierre ne depassaient presque pas. Donc un bus genial..... s'il n'y avait pas eu les chinois ca aurait ete parfait.
C'est pas pour medire... mais notre premier sourire chinois on l'a attendu 24h. Ils sont gros les chinois et bien porky. Ca crache, ca rote, ca se racle le fond du gosier, ca pete meme, ca parle tres fort... C'est pas un plaisir de voyager avec eux. Pierre a du se battre pendant 24h pour conserver sa couchette envahie progressivement par un dindon qui voulait prendre toute la place. Alors il faut pousser... c'est chacun pour soi ici. Les files d'attente sont des tas ou tout le monde se bouscule pour passer en premier. C'est charmant. Ils sont pas aimables. Mais on va essayer de faire des efforts !
Par contre ici il n'y a pas foule hormis les chinois. Nobody ! We are totally lost ! Dans le bus on etait seulement 5 intrus : 3 pingouins sortis du Mekong et 2 gigantesques africains du Zimbabwe ! Menfin ca ne nous etonne pas de ne pas croiser les jeunes anglo-saxons de l'asie du sud est parce qu'ici on est loin de Kosan road ! Ici c'est plutot trouducul road !
"Meme apres avoir traverse 7 montagnes et 7 mers, on n'arrive pas encore au Yunnan. Il est presque aussi loin que la lune. Et celui qui en vient vient de la lune" disait un celebre inconnu. Il n'a pas tort.
Le paysage en quittant le Laos n'a d'abord rien de transcendant, mais devient superbe plus loin. Ce sont des montagnes verdoyantes qui surplombent des rizieres. Tant qu'on arrive pas en ville finalement c'est assez joli. Apres c'est le drame !... on se retrouve quelque part entre le communisme betonne et le capitalisme sauvage. On peut pas dire qu'on ait le coup de foudre pour Jinghong. C'est moche il faut le dire quand meme ! Tout est neuf, sans ame, c'est plein de boutiques de fringues americaines. Ce qui n'empeche pas de tomber nez a nez avec un regiment d'ecoliers chinois qui font la marche militaire sur une jolie musique du parti. Charmant !
Alors on se casse ! Nous reprenons le bus cette aprem direction Dali (pas le peintre, un autre). Seulement 16h a 20h de route... Mais avec ces superbes bus on irait facilement jusqu'a Vladivostok ! Nous pensions avoir des difficultes a acheter notre billet, mais finalement ce fut la seule chose relativement facile. Parce qu'ici les gens ne parlent pas anglais, ce qui en soit n'est pas genant. Ce qui est plus embetant c'est qu'ils font expres de ne pas essayer de comprendre. Tu as beau mimer, gesticuler, dessiner, ils te montrent bien qu'en Chine on parle pas aux blancs.
C'est pas grave. On continue a faire les marionnettes ! Du moment qu'on arrive a Pekin pour prendre notre transsiberien ...
Bref, on est pas ravis, mais il parait que Dali est une joli petite ville (on attend de voir ca !), que c'est calme et qu'ils ont meme pas encore remplace leurs vestiges du passe par des neons, des buildings et des boutiques nike ou adidas. En attendant on se concentre sur les brochettes pour ne pas manger du chien (ou pire) par erreur. Longue vie a Mao !

mardi, mai 29, 2007

Avant de partir. Oh ! Le beau Laos !















lundi, mai 28, 2007

La traversee de la Chine en 2 jours...

Tel pourrait etre le titre d'un nouveau livre d'aventure. On vient de se reveiller ou tout comme. "On va devoir traverser la Chine en 2 jours !!!"... On est le 28 mai ! Nos futurs amis les russes nous attendent dans 15 jours... et nous on trainasse, on trainasse sur les rives du Mekong.
En fait, ce n'est pas sans peine ce matin qu'il a fallu nous resoudre a partir de Luang Prabang. On y resterait bien. C'est tellement tranquille. On peut pas encore vous faire partager nos photos, mais on vous promet des cascades, de l'eau turquoise, des arbres perches sur des troncs gigantestes, de la vegetation, beaucoup, un ciel bleu et limpide. On y est alle a reculons, ce matin, prendre notre ticket de bus pour partir...
Parce qu'en plus il n'y a plus que du bus maintenant. Et ca promet de beaux moments ! En moyenne 10h pour 150 kms. Et demain soir on commence notre formidable ascension avec 24h de bus only. Oui, apres peut etre serons nous dans le sud du Yunnan... Nous aurons alors parcouru 300 bornes tout au plus ! Quelle misere !

samedi, mai 26, 2007

Des pingouins sur le Mekong

Car sur cet immense continent, on ne voit que le Mekong... et des pingouins... Les pingouins c’est nous !
Nous etions a Chiang Mai, nous prenions le bus pour Chiang Rai, quand tout a coup nous avons decide qu’on en avait ras le bol de la Thailande, alors on a pris un autre bus direction la porte du triangle d’Or... la celebre ville de Chiang Sean (tout est chiang ici). On se plaignait de voir trop de blancs, et bien a Chiang Sean c’est plutot bride ! On nous regardait meme un peu bizarre (genre qui c’est ces 2 bougnouls ?). Nous etions tout seul en ce haut lieu de villegiature ou il n’y avait strictement rien d’ailleurs. Rien, a part le Mekong. La, il y a Chiang Sean, en face c’est le Laos, et sur la droite c’est la Birmanie, au milieu coule une riviere (c’est presque du Francis Cabrel, merci). On a le choix. On a meme pu y respirer nos premieres odeurs de mousson... parce que maintenant c’est la mousson qui commence. On s’est pris la saucee, tres rigolo. De toute facon, il fait tres humide, on est toujours trempe.
Depuis Chiang Sean c’est la campagne, nous n’entondons plus que les grillons et les geckos (eko !). Ca fait un boucan pas possible d’ailleurs. Bref arrives dans ce bled, fallait bien qu’on s’en aille, alors on s’est decide a affronter le Mekong et ses tourbillons. Parce qu’il est tumultueux le bougre, il se laisse pas faire... ca gargouille, ca bouillonne, ca se retrecit, s’aggrandit, s’accelere, fait meme des vagues. Mais comme nous sommes tres courageux, nous nous sommes fait embarques, apres moults efforts etant donne que personne comprenait ce qu’on foutait la, sur un speed boat comme ils disent. Alors le speed boat, c’est pas complique, ca consiste en une coque de noix dotee d’un moteur de voiture de course (“turbo diesel sport injection” pour les fans). Ca va tres vite, ca rase l’eau, ca descend les rapides a toute vitesse, ca fait peur ! Mais c’etait coooool. Nous etions seuls, a 8h du mat sur notre radeau, sur le Mekong immense.
Nous sommes ainsi arrives a la Porte de l’Indochine. C’est tres poetique, les douaniers tamponnent vite, et hop on est au Laos. Et la ca se complique. Il faut d’abord changer de l’argent, en essayant de comprendre par quel miracle on devient millionnaire avec seulement 200 euros. Apres il faut etre patient face aux propositions allechantes de transports lao. C’est simple, soit on prend le bus, ca prend 16h pour faire 300 kms, soit on retourne en Thailande, soit on prend le boat ! Alors on a continue la descente du Mekong, en 2 jours, jusqu’a Luang Prabang. D’abord notre ami Pierre, decu qu’il devient du reve americain, a bien failli commettre quelques homicides sur certains de ses representants. Apres on a tout oublie, le paysage a fait le reste.
Nous sommes ravis d’etre au Laos. C’est tellement beau, nous avons un gros coup de coeur. On regrette pas d’etre reste en Thailande pendant plus de 2 semaines, mais on regrette pas d’etre parti non plus. C’est vrai qu’en Thailande il y a ce gros contraste entre les villes, les infrastructures tres modernes (dignes des States ou de l’Europe) et le paysage de jungle quasiment intact. Au Laos, il n’y a plus de contrastes, tout est intact. C’est la jungle a gauche, la jungle a droite, la jungle derriere, devant, dessous, dessus, paaaaartouuuuut ! Il n’y a pas vraiment de villes non plus. Ce sont des villages, parfois un peu plus gros comme Luang Prabang, mais on se sent toujours en pleine nature. C’est tellement calme ! On n’entend que les grillons !
Ici, on voit les petits lao qui ecoutent pousser le riz, assis a croupeton sur le bord des routes, on voit des hommes qui portent leurs paniers sur des perches de bambous, des chapeaux de paille plein les champs, des chapeaux chinois, des femmes qui font du velo sous leurs ombrelles, des moines oranges qui meditent dans des tuc-tucs surcharges.... et des enfants partout.
Pour la vie, c’est facile, c’est Boudha qui decide.

Dans la jungle thailandaise, sur un air d'Indiana Jones


Le palais de Mooooossieur


Du riz, du riz ou du riz


Le marche aux fleurs de Bangkok


Qui veut manger un bel insecte ?


Jungle urbaine


C'est pour dire qu'il va pas vite, le train


Puja Party


Le marche de Chiang Mai


A dos d'elephant


Litchi, la specialite locale


Heureusement qu'il a des grosses pattes, l'elephant


Qui mangera qui ?


La maison bleue sur la colline ?



Le Thai face a la carrure americaine !

mardi, mai 22, 2007

"C'est moi le printemps"

Enfin, ici, il serait plus judicieux de dire que c'est moi la mousson. C'est pas grave, je profite de ce blog blogiste et blogeste pour me souhaiter un tres joyeux anniversaire moi meme ! (ca doit rappeler a certains une petite chanson des papillons de nuit). Voila c'est fait. Merci a vous tous qui avez penses a moi. Un peu triste de ne pas le feter avec vous, j'ai quand meme pu echapper au clafoutis de ma tendre mamie (hii !) et nous ne nous sommes pas laisses abattre. Nous sommes a Chiang Mai, et c'est en fait hier, le 21, qu'on a voulu feter cet evenement historique majeur (a portee planetaire). Comme on a pas tous les jours 22 ans en Thailande, nous avons passe notre tenue de touristes aventuriers-explorateurs-cerebroplegiques pour une journee dans la jungle. On s'est promene a dos d'elephant dans la brousse thai, meme que l'elephant il a des grosses patounes qui lui permettent de pas glisser dans les sentiers boueux. Et l'elephant il est bien plus fort que l'hippopotame. Meme que j'ai eu bien peur, et que Pierre a du m'empecher de faire un zauna sur cet elephant, parce que je croyais qu'il allait glisser et qu'on allait tous mourir, ecrases par cet animal. On est passe dans des rivieres, on a vu plein d'animaux sympas, des chouettes, des papillons, des moustiques, etc. On a meme mange des lichis cueillis a meme l'arbre, alors ! Apres nous avons plante notre elephanto pour marcher tous seuls, vers des cascades et des forets de bambous, des arbres gigantesques et des petites fleurs qui se ferment quand on les touche. Et pour cloturer le tout, on a descendu la riviere kwai (ou une autre c'est pareil) en raftingue. Avec des pagaies et un casque et tout ! Meme qu'on avait un capitaine de bateau (l'equivalent de notre Sam, capitaine de soiree), et que comme c'etait mon anniversaire a moi et beh il m'a laisse etre aussi capitaine de bateau. Alors j'ai pris place tout a l'arriere et il fallait que je gueule forward - backward pour que les gens y bossent sur ce bateau. Bref. On etait tout mouille.
Enfin pour finir cette journee epique, nous avons voulu trouver un bon resto. Et la ! Miracle! Devant nos yeux ebahis, tel un mirage dans le desert du Rajasthan, apparue.......
UNE CREPERIE BRETONNE !
Ni une ni deux, c'etait parfait, plus que parfait, le paradis ! Du cidre et tout ! Des galettes de sarrasin avec de la creme fraiche et tout ! On aurait meme pu avoir du fromage, mais notre estomac n'est plus habitue a de tels exces ! On a du mal a digerer les choses grasses. Bref. Mais c'etait quand meme un moment memorable. Parce que bon, il faut le dire, la bouffe thai, on en a marre ! Le fried noodle ca va un moment ! Non, on est injuste c'est nettement meilleur qu'en Inde. Mais compare a la galette, tout pue du cul.
Voila, apres on a fait la fete dans un superbe club thai. Pierre a recolte une bonne vingtaine de cartes de prostitues locales (si ca interesse certains ?!), tres thai tout ca. On a danse, on a rigole, on s'est couche tard-tot. Et maintenant on a mal au crane. Mais bon, rien n'y fait.... le temps ne s'est pas arrete, et maintenant j'ai 22 ans....

samedi, mai 19, 2007

Long live the King !

Oui, ici, en Thailande, on le crie haut et fort : Long live the King. C'est pas comme nous, pauvres francais, qui ne pouvons meme pas le foutre sur l'echafaud etant donne qu'il n'est pas encore roi notre starkyphage-sarkophage. Mais bon, eux les thais, ils aiment tres fort leur roi. Une fois par semaine, tout le monde s'habille avec une chemise jaune en son honneur. Y en a meme qui s'habillent tous les jours en jaune, parce qu'ils aiment beaucoup beaucoup le roi. C'est assez rigolo.
Hormis le roi, en Thailande il y a aussi des iles, comme vous aurez remarque. Nous fumes, photos a l'appui, a Ko Pha-ngan, ou ce fut sympa, surtout parce que c'etait la saison morte. Sinon cela doit etre insupportable. La bas, c'est un peu L.A et Miami reunies avec des pick up, des jeeps qui passent avec des hauts parleurs pour annoncer telle ou telle connerie (boxe thai, rave party, happy hour, ou autre), des gros, des filles en mono-kini voir moins, des mecs aux gros biceps (ouah), des surfeurs decolores, etc.
Alors comme ca, j'avoue ca donne pas envie. Mais en saison morte, on peut aussi se perdre dans une crique au milieu de la jungle. C'est ce que l'on a fait, et c'etait tres beau. Quel bonheur de ne rien faire, ou alors juste trempette et lire dans un hammac. Et comme nous sommes amateurs de sensations fortes, nous avons aussi loue masques et tubas, histoire de cotoyer les requins du golfe de Siam. Bref... mais Rastapierrot Dicaprio et Zoetta Ledoyen ont bien du se resoudre a quitter ce paradise.
Conclusion, nous sommes a nouveau a Bangkok. Il fait chaud, c'est l'enfer. C'est moite, et surtout c'est pollue, une vraie bombonne de gaz d'echappement. Beurk. On s'en va ce soir, parce qu'on en tomberait presque malade. Notre chambre rappelait un peu le taudis de Dicaprio dans "The beach" (merci de prendre note de notre unique reference cinematographique), on aurait pu voir, par dessus la cloison, notre voisin en train de se suicider ! Mais non. Seulement impossible de dormir dans ce four. Des crevettes grillees (fried shrimps without vegetables), voila ce que nous devenons ici. De Bangkok, nous ne retenons que le marche aux fleurs. Le palais royal c'est nul et trop cher, Ko san road c'est de la merde, et les temples, c'est tous les memes. Voila. Grrrr, on est un peu de mauvaise humeur (et de mauvaise foi). Donc, ce soir, destination Chiang mai, le nord, les montagnes, et puis plus tard, le triangle d'or, le Mekong, tout ca.
Il y a quand meme des choses de formidables en Thailande. Le sourire des thais qui mettent un peu de "sunuk" (du plaisir) dans tout ce qu'ils font. Et puis : le train. Ah ! Le train thai, c'est le paradis. C'est propre, c'est bien organise. On a ete epate, voire on n'y a pas cru, quand un petit agent ferroviaire nous a propose un diner ou un petit dejeuner pour le lendemain ! En Inde, tu peux toujours crever ! (ils savent meme pas quand le train arrive, alors). On a pas encore eu le bonheur de tester la couchette (avec des petits rideaux, il parait), mais meme la 3eme classe avec fauteuils non inclinables et ventillos bruyants, c'est achement bien. Surtout, et c'est ce que nous avons decouvert avant hier, le wagon bar du train thai est une chose a voir au moins une fois dans sa vie. Les serveurs sont des travestis, la musique est a fond, les gens dansent... bref on a du mal a croire qu'on est dans un train. Alors, desormais, nous dirons NON aux gens qui nous parlent du tgv. Parce que figurez vous que dans tous les pays que nous avons traverses, on nous a souvent questionne sur ce qu'ils appellent notre fierte ferroviaire. Alors NON. Le train thai c'est mieux.
Voila, nous sommes bien contents de reprendre la route ce soir. Nous n'aurons pas la chance de cotoyer a nouveau la 3eme classe ou les thais, et nous memes parce qu'on fait pareil, finissent par dormir par terre (pour pouvoir dormir un peu). Ce soir wagon couchette, c'est le grand luxe mais cela n'empeche que nous, ce qui nous fait le plus rigoler et que nous aimons le plus, c'est l'Indian style, c'est dormir par terre, dans les trains, dans les gares, sans vergogne. Et puis, plus il y a de cafards, mieux c'est !

vendredi, mai 18, 2007

pierrot dicaprio et zozo ledoyen dans The Beach : photos chocs du tournage


Direction Ko Pha-ngan


Sticker rose pour les neuneus a destination de Ko Pha-ngan


Et en plus il flotte !


Cherchez l'intrus...


Dicaprio dans le role de la menagere de moins de 50 ans


Papillon sort de sa chrysalide


Reflexion durassienne : "M.Duras n'a pas ecrit que des conneries... elle en a aussi beaucoup filmees"


Qu'est ce que c'est que cette coiffure ? Ce sont les cheveux du rasta...


La chapelle Sixtine


Ouais ouais


Le bain de minuit franco-allemand


Djungueul


Ou sont les acteurs ?


La Corse ?


The sky, the boat and the see... so beautiful landscape

mardi, mai 08, 2007

Kathmandu - Delhi - Bangkok : que sont devenus les enfants des hippies ?

namaste Sarkoland !

Nous ne parlerons pas tout de suite de la crise francaise, parce qu'on a des choses plus interessantes a raconter. Et puis on a pas fini de digerer...
Kathmandu - Delhi - Bangkok, ca laisse du temps pour rever ... et il faut qu'on vous raconte...
Kathmandu, le 3 mai... ce fut notre derniere journee, et elle fut un peu triste. Tristes de quitter les nepalais, l'air frais, freak street et son ambiance, le Kumaris... Tristes aussi de devoir dissoudre l'amicale de belotte kathmandousienne avec son equipe franco-mauricienne qui gagne et l'equipe franco-francaise qui perd.
hummm... c'est avec un sanglot dans les doigts que nous y repensons. Ce 3 mai, nous etions 3 a deprimer puisque nous sommes partis avec une amie du Kumaris, prof d'eco dans la Seine st Denis en pleine liberation professionnelle au coeur de l'Asie. Bref nous sommes partis en fin d'aprem, le coeur gros, faisant la moue et redoutant les retrouvailles indiennes.
Il faut dire a ce sujet que Kathmandu est un bastion de critiques envers ces pauvres indiens. Tout le monde les critique, comme quoi ils seraient crades, mal eleves, incultes, chiants, moches et cons (et en plus ils pueraient). Pour nous, tout ca c'est pas vrai... bon... d'accord, peut etre l'Inde est elle un peu sale (et encore, ca depend ou on regarde). Menfin, c'est vrai que lorsque l'on arrive a la frontiere apres une nuit blanche dans un bus pourri, on digere mal l'Inde. Il est vrai aussi que si une compagnie de bus de luxe se specialisait dans le retour express vers Kathmandu pour les touristes desabuses arrivant aux portes de l'Inde, elle ferait fortune ! Parce qu'a Sonauli, on etait a deux doigts de repartir illico. On a quand meme persevere (en ralant un peu, en soufflant beaucoup) pour atteindre Gorakpur avec un bus tres... tres... tres indien qui n'a meme pas ete foutu d'arriver a bon port, nous laissant sur le bas cote, sous le soleil de plomb, nous demerder pour arriver au centre ville. Bref, Gorakpur, 40 degres et quelques, il a quand meme fallu se forcer a manger ce thali de merde, et se rehabituer a supporter les regards insistants (et il est vrai souvent un peu bebetes) des indiens locaux.
Le retour fut donc rude, parce que l'Inde ca se merite. Mais on vous decrit notre ressenti du moment, parce que, meme si c'est dur, qu'on en a marre, qu'on en arrive a dire du mal de l'Inde, ce n'est que temporaire... maintenant que nous avons quitte cette terre des dieux, on ne voit plus que ses bons cotes, et on en reve encore et toujours. Et ce, surtout lorsque l'on debarque a Bangkok. Ok, ici tout est facile, c'est propre, c'est cool, mais le charme de l'Inde est tres loin...
Mais revenons a notre parcours. De Gorakpur il a encore fallu toute une nuit de train (sympa le reveil avec les crachats et raclements de gorge des voisins) pour arriver a Delhi. Par contre l'arrivee dans la capitale fut plus facile que le 15 fevrier. Etrangement le quartier soit disant rase pour construction du metro etait en fort bon etat, avec des hotels peu rases. GRRRRRRR. On a pu y constater a nouveau la temperature differencielle du monde. Le mois de mai en Inde, ca decape, on se sent comme une tablette de beurre sale (ou non) en train de fondre. Nous avons termine notre voyage en Inde parfaitement en accord avec "l'Indian style". En effet on s'est fait embarquer par un chauffeur de rickshaw dans un veritable renversement des commissions. En principe le rickshaw wallah essaie d'emmener ses clients dans un emporium et touche alors une commission substantielle (des tickets d'essence). La, le chauffeur rabattait les clients en leur proposant de payer 25 roupies de moins a chaque magasin visite, sachant qu'il etait conclu des le depart que l'on ferait semblant d'etre interesse par la marchandise pendant 10 minutes, temps necessaire pour l'obtention du fameux coupon... donc en conclusion, on paye pas le rickshaw, et le chauffeur a l'essence gratuite. Pour une fois ce sont les commercants qui se font avoir. et c'est monnaie rendue !
Voila, a peine le temps de realiser que nous partions , nous etions deja dans l'avion. Eh ! Ca va vite l'avion ! Et puis c'est confortable ! On se demande meme si ca pollue vraiment plus qu'un bus indien... Et opplatcha, 1300 kms apres, nous sommes a Bangkok.
Bangkok Bangkok...
Que dire, que penser... ? C'est en voyant toute cette consommation ici, a Bangkok, que l'on se prend a rever d'avant. Si l'on peut se preserver a Kathmandu en evitant Tamel et tout son tourisme de masse, la consommation peu chere et excessive, ici on ne peut guere ne pas etre choque... surtout quand on vient d'Inde. Ou est l'Asie a kosan road ? Meme les plus asiatiques ont l'air de californiens (casquette, mini jupe et lunettes de soleil a l'appui)! Il n'y a qu'une chose a faire ici, a kosan, c'est acheter, acheter, manger, acheter, boire. Et tous ces jeunes a la con qui se ressemblent tous avec leurs piercings et leurs tatouages ! Ne feraient ils pas mieux de fumer des petards comme le faisaient leurs parents, en parlant d'amour et de fleurs ? Que viennent ils chercher ici ? Le depaysement ? On en doute... La vie facile, plutot... la consommation effrenee, surtout... Et nous dans tout ca ? Nous pensons a Houellebecq.
Menfin, si nous avons ete carrement choques le 1er soir, on ne se laisse pas demoraliser. D'accord il est assez desagreable de passer des jolies indiennes en sari aux pouffiasses blondes platines a moitie a poil, des indiens si naturels aux cretins musclors a lunettes de soleil et bermudas. Les premieres heures on se demande si les femmes indiennes sont reellement a plaindre, et si l'on ne pencherait pas vers le terrorisme islamique (comme le sous entend Houellebecq dans Plateforme) ! Bon, c'est exagere, mais le tourisme en Thailande est triste a voir... surtout qu'on on pense a nos parents, les hippies... Nous vous invitons a mediter sur une photo de Kosan road, et nous attendons vos commentaires spirituels...



Mais il y a des bons cotes aussi. Les thai sont vraiment adorables, et ouverts, et lorsque l'on s'ecarte de ce quartier de debauche, c'est joli Bangkok avec ses canaux et ses temples. En plus, on est epates ! On est epates par la facilite du voyage ici. Deja tout est moderne. Quand on arrive a l'aeroport de Bangkok on a du mal a croire que c'est reel, surtout quand on vient de l'incredible aeroport of Delhi ! Et les bus ! Et les voitures ! Meme les tuc tuc sont modernes ! Ici, il y a des bars partout, de la bouffe autant occidentale que thai, des teles crachant du football europeen (et le cricket dans tout ca ??), de la musique americaine a pleine balle (bouuuhhhouuu... bollywood mon amour...). Et tout est facile, a peine arrives a la gare, on a deja le ticket qu'il faut avec une formule train-bus-bateau-mongolfiere-jet ski-plongee... et ce sans avoir a marchander !!! Bref tout est easy, keep it up et plus encore.
Ainsi, apres avoir passe la matinee a l'ambassade chinoise (un peu moins moderne), nous avons obtenu en 30 secondes chrono nos billets pour Ko Phangan, ile paradisiaque pour touristes paraplegiques du cerveau, dans l'archipel de Samui. Malheureusement nous arriverons trop tard pour la rave party de la full moon, les ectasy seront pour la prochaine fois (mamans, ne criez pas, on rigole !)
Bangkok c'est aussi la ville des anges... ici on se fait tatouer et percer a chaque coin de rue. Pierrot se fait percer le teton gauche dans les jours prochains, quant a Zoe, elle hesite encore entre le tatouage dauphin et celui a l'effigie d'une marque de biere locale.
Amis du soir bonsoir, amis sarki on vous oublie... Que sont devenus les enfants des hippies ? La question ne se pose pas qu'a Kosan road...La ville est belle ici quand on pense que les enfants de mai 68 deviennent des racistes liberaux...

lundi, mai 07, 2007

Kathmandu mon amour


Et ca papote



Le temple des pigeons



Durbar square attitude



C'etait pas vrai, je ne suis pas vert



Rond point nepalais



Partenaires de belotte



Un ange passe



C'est le bordel



Stupa flip, stupa flip, c'est l'truc stupa fiant



Dans la vallee



Drapeaux



Pas drapeaux (c'est bidon)



Patan patan



Peace and belotte in Kumaris since 1980




Stupa moi