Un petit goût de reviens-y

quelqu'un aurait-il vu ma brosse à dent ?

mardi, juillet 31, 2007

Les souvenirs de Varsovie

Il est des lieux qui nous plongent dans un etat de douce melancolie. Varsovie, elle, porte aussi beaucoup de tristesse. C'est encore un peu la guerre ici. Il est des lieux qui semblent ne jamais pouvoir se defaire de leur histoire. Ici, on entend encore le cri des sirenes, on sent encore encore la peur, le froid, la faim et le sang. Pourtant tout est neuf ici. Rien n'a survecu au carnage. Et pourtant, en se promenant sur les paves de la vieille ville, celle reconstruite a l'identique par les russes qui voulaient consoler et amadouer les polonais, on se sentirait facilement en 1935. Et, au detour d'une ruelle, on se sent soudain d'une tristesse infinie. Les morts de la guerre sont encore la, invisibles, et nous prient de penser un peu a eux... C'est en posant la main sur une des dernieres briques du dernier pan de mur du ghetto que l'on se sent envahi par la douleur, la souffrance de Varsovie.
En arrivant a Varsovie, on voit d'abord le gris du ciel, le gris des immeubles sovietiques de la banlieue. On decouvre ensuite le quartier neuf avec ses hauts buildings de verre qui s'entassent anarchiquement. On est tente de croire les gens qui nous avaient bien prevenu que Varsovie etait vilaine. Et puis le ciel s'eclaircit. On tombe soudain sur de grandes places pavees ou les facades, un peu tordues, ont des couleurs fanees. Les paves sont encore plus mal poses qu'a Riga, ici ils s'accrochent aux difficultes du relief, et donnent une allure plutot debonnaire aux places de la ville. On reste stupefait face au charme de ces petites maisons colorees, de ces ruelles longues et etroites. Il est des lieux qui touchent le coeur. Nous, Varsovie, on aime. Varsovie c'est joli.
En plus, les polonais sont adorables. Les gens sourient (hormis les caissieres de la gare, rassurez vous), sont contents de voir les etrangers. Au debut nous etions chez Ania qui nous a fait faire le tour entier de Varsovie a pied, on a des trous dans nos chaussettes maintenant. C'est toujours tres interessant de rencontrer plusieurs hotes dans une meme ville, car chacun nous montre sa ville differement. Ania, elle est etudiante en droit et passionnee de photos. Elle est tres calme. Elle a voulu nous montrer ses endroits preferes... nous nous sommes promenes au cimetiere juif, dans les plus petites rues du vieux centre, dans le jardin d'ete. Maintenant nous sommes avec Dominik. Lui aussi a notre age, il est etudiant en socio et prepare un master sur hospitality club. Alors evidemment nous avons beaucoup parle de nos experiences, de l'organisation du club. Lui, il a voulu nous faire decouvrir Varsovie la nuit. Et puis demain il nous envoie aux galeries d'art. Il parait que c'est bien fait pour nous !

dimanche, juillet 29, 2007

En partant de Riga...

Salut les franzus. Voila nous sommes debarrasses des estrons et des lettons. Mais on va quand meme vous raconter un peu Riga.
Vous futes au courant que nous quittames Tallinn il y a de ca quelques jours. C'est pour cela que nous arrivames un jour a Riga. Et Riga c'est different de Tallinn.
Les gens qui connaissent les Etats baltes s'accordent a dire que plus on descend plus c'est crade... et cette theorie n'est ma foi pas fausse... Riga, c'est assez sale. C'est surtout plus vivant et moins carte postale. Parce que Tallinn c'est mignon mais vraiment surfait (genre walt disney vous presente le medieval pour touristes aventureux). Alors Riga a aussi un vieux centre, c'est certes moins confine, mais c'est pas du toc. Les batiments classiques se melent a l'art nouveau (a ce sujet si quelqu'un a compris ce que c'est vous pourriez peut etre nous expliquer), les petites rues pavees donnent sur des grandes places et des terrasses ombragees (voire merci d'apporter votre parapluie). En dehors de la vieille ville, la vie continue aussi, sur des grandes avenues qu'il faut traverser en souterrain. Les lettons, on peut les voir a Riga (si quelqu'un a deja vu un estron, priere de la ramener en Estonie). Ils sont presses, ils parlent tous russe, ils parlent fort... Nous, nous etions loges dans le quartier de la gare, en plein milieu du grand marche. Ambiance garanti entre les stands de fruits et legumes, entre les babouchkas gueulant contre les clients, entre les vendeurs de chaussures d'occasion.
Voila, a nous jeunes franzus, Riga nous a plu. Nous avons aime ce centre pave, cette animation la nuit, les terrasses des cafes quand il y a du soleil, les hauts clochers en zinc, tous ces russes... Par contre le vieux pere a trouve les russes trop bruyants, les lettons pas sympas, les gens trop presses, les filles trop maquillees, les voitures trop grosses, les mouettes trop bruyantes, les souterrains trop souterrains, les paves pas droits, les musees tres chiants, la bouffe trop grasse, le cafe trop chaud, l'eau trop fade, etc etc. Bref il a, semble t il, prefere les estons, parce qu'on en a pas vu... Mais quand meme, nous pensons qu'il s'est plu. Est il de retour a Poulioulhet, mystere, nous l'avons en tout cas mis dans un avion Air baltic...
Et nous... apres une bonne nuit de bus comme on les aime, nous avons mal au dos, nous sommes fatigues, nous avons faim, mais... nous sommes bien arrives a Varsovie, capitale des polonouchs. Premieres impressions vues du bus : le ciel est gris, la ville est grise. Cependant les polonouchs ont des tetes bien sympathiques. Ca nous fait meme plaisir de voir des vieilles facades grises deprimantes, ca change de Tallinn. Bref, nous attendons notre nouvelle hote d'hospitality, Ania, et nous partons a l'aventure...

vendredi, juillet 27, 2007

Villegiature en baltique...


Les toits de Tallinn


Les toits pointus de Tallinn


La mer baltique


la ville baltique...


La rue baltique


j'ai perdu mes cles baltiques...


Le marais estron


bin... la baltique


Les restes du communisme


Riga, en baltique


2nd rue baltique


Etude de baltistique...


Il parait que c'est de l'art nouveau


...ca aussi...


La nuit baltique

lundi, juillet 23, 2007

Epates au pays des estrons...

Chers vous tous,
Il faut qu'on vous raconte parce que nous avons vu des choses extraordinaires, des choses epatantes, des choses estrones...
Apres quelques jours passes en Estonie, nous sommes sideres par ce pays qui bat quand meme un certain nombre de records mondiaux.
Tout d'abord il faut vous dire que nous n'avons toujours pas trouve les estoniens, ils se cachent, pas moyen de savoir ce qu'ils font dans la vie. A Tallinn il n'y a que des groupes de touristes qui suivent des petits panneaux de differentes couleurs (surement en fonction de leur pays d'origine ?), mais dans la campagne, que nous nous sommes decides a visiter aussi, il n'y a personne non plus ! Meme pas la moindre vache ! Bon... le mystere reste entier.
Il faut dire que l'Estonie, pays en voie de devenir puissance mondiale, compte quand meme 1 million d'habitants (vaches comprises)... et Tallinn pas moins de 400.000 tallinniens ! Ca c'est un premier record qui explique peut etre pourquoi on ne voit personne.
Mais ce n'est pas tout, en explorant un peu les cotes du nord et les cotes de l'ouest, nous nous sommes apercus de bien d'autres records epatants. Bien que nous n'ayons pas eu le courage de grimper la montagne estonienne culminant a quelques 300 metres, nous avons vu les falaises baltiques, les plus hautes du pays, mesurant jusqu'a 10 metres de haut ! Le baikal n'a qu'a bien se tenir ! Nous avons visite une cascade estonienne... la plus haute du pays aussi... une cascade de 6 metres, avec de l'eau et tout !
Rompus a ces accidents du relief, nous nous sommes aventures dans des sites culturels. Avons vu un magnifique manoir baroque, rivalisant avec un studio d'etudiants fauches. Nous avons contemple un chateau medieval en ruine. Nous nous sommes assis sur le banc de Tchaikovsky, qui a passe deux heures au moins a cet endroit. Bref on a vu des canards en ecoutant sa 6eme symphonie. Et les canards sont aussi cons en Estonie que partout ailleurs.
Au final, epuises par tant de merveilles, nous sommes partis.
Riga, nous voila ! Les impressions des premieres heures passees ici sont assez positives. D'abord il faut vous dire qu'en Lettonie il n'y a pas plus de lettons qu'il n'y a d'estoniens en Estronie. Parce qu'ici la minorite russe est largement majoritaire. Riga degage ainsi une ambiance russe... les habitants ne buvant pas plus d'une dizaine de vodka par heure, sont un tantinet jemenfoutistes, les rues sont loin d'etre propres mais jolies quand meme, vivantes surtout.
Reste a decouvrir l'art nouveau, fierte de Riga. On vous raconte pas la gueule du pauvre pere devant les statues d'art moderne. Il y comprend plus rien. Mais comme il est occupe a raler contre les mouettes, il ne nous pose pas trop de questions.
La derniere blague est que nous sommes dans une auberge de jeunesse ou il n'y a que des vieux... russes en plus. Le vieux pere decouvre la vie en dortoir. Bref, nous ne savons pas encore s'il survivra ou non.
Allez, on se rappelle les loulous !

jeudi, juillet 19, 2007

Bienvenue aux Estonies

C'est le coeur gros que nous avons passe la frontiere de l'UE... En fait nous ne le savions pas vraiment... c'est en arrivant que nous avons eu un choc. En moins de 200 km on se sent a 100000 lieues de la joie de vivre russe. Les gens ne dansent plus dans les rues en chantant a plein poumon, les gens ne parlent plus dans la rue... ils marchent seulement, et d'une maniere uniforme s'il vous plait, le reste est interdit. Oui l'Estonie est un bon eleve europeen, elle applique bien et en premier les lois aseptisees qui plaisent a nos dirigeants. Alors nous on se sent a l'etroit, et on se sent tristes aussi. On aimerait chanter encore et entendre les voix graves des russes, on aimerait se balader encore en regardant, ebahi, les gens qui ont fait de la rue leur espace personnel, on aimerait profiter encore des libertes si cheres.
Alors voila nous sommes a Tallinn, estonie, europe, 2007. Et nous allons essayer d'etre positifs. la la la. Tallinn est une charmante capitale qui pourtant ressemble a tout sauf a une capitale... Tallinn est un petit village medieval. Definition de la cite medievale touristique europeenne : fortifications, petites rues sinueuses et pavees, clochers pointus, tours de guet et remparts, restaurants faussement traditionnels et veritablement onereux. Et la, Tallinn obtient un 20/20, mention Tres Bien, felicitations du Jury... Mais, pourtant, meme les centaines de groupes organises qui s'entassent dans 3 rues en pointant leur appareil numerique (Nikon Finepix S2550 Zoom 10X 45 MegaPixels) a tous les rateliers ne gachent pas tout le plaisir. C'est assez drole, assez agacant, mais Tallinn garde une ambiance calme et familiere. On s'y sent bien quand, profitant de quelques rayons de soleil, on regarde les gens passer du haut d'une terrasse, on regarde les ruelles monter vers les clochers orthodoxes ou protestants.
Ainsi la vieille ville est quand meme tres jolie. Seulement le tout se veut tres commercial. Il faut voir comme les publicitaires presentent la ville sur les depliants, a les entendre c'est mieux que Carcassonne, mieux qu'un chateau fort, c'est le moyen age, lui meme !!! En realite, c'est une ville entierement modelee pour/par les touristes. Ce qui est bizarre c'est de ne sentir aucune vie locale. Pas d'habitants, pas d'epiceries, pas de vie quoi. Meme la ville nouvelle autour est bizarre. C'est tres capitaliste, les supermarches sont au sous sol, les mercedes au rendez vous, mais le tout manque d'habitants. Ou sont ils ? Que font ils ? Nous menons l'enquete...
Les premiers jours nous etions chez notre hote Sigritt. Elle a ete super avec nous et a fait son possible pour nous mettre dans le bain estonien. On a meme fait un barbecue avec des saucisses de daims (???) sur le toit d'un entrepot desaffecte et reconverti en atelier d'art... c'est pour dire si on est aventureux ! Heureusement ces gens etaient tres ouverts et cultives, alors nous avons pu parler calmement de leur independance, des russes et... de la statue... Vous n'avez qu'a suivre les infos ! Ils detestent les russes, on les comprend (un peu)... mais, nous, d'un point de vue exterieur, nous sommes pas encore persuades qu'ils aient raison de diaboliser l'ancien systeme sovietique pour mieux adorer le capitalisme. Verront bien ce qu'ils verront... fut fut fut... Et puis mince, les russes ils sont quand meme sympas !
Enfin dernier de nos exploits. Apres la traversee des Alpes, apres le portail bulgare, apres l'arrivee a Delhi, apres le bus, apres les chinois, apres la vodka... le paternel Espanol fait son entree blogeste. Oui ca fait 2 jours maintenant qu'on supporte ce vieux crouton... S'il vous plait on attend vos encouragements. C'est pas facile tous les jours de voyager !

lundi, juillet 16, 2007

Quelques vues sur Madame Russie


Saint Basil, le fou furieux


Vue sur la Moskva


Vue sur le Kremlin


Les canards du monastere


La place rouge


Canaux de Saint Petersbourg


Pourquoi ???


Coucher sur Moscou


Pas un chat la nuit


Eglise perdue...


Le chateau...


Le panneau...


Le pont...


La colonne...


Rue de Saint Petersbourg


La cathedrale en contre jour


La statue


La perspective Nevski


La vue sur la ville


En passant sur le petit pont

jeudi, juillet 12, 2007

De la Moskva aux nuits blanches sur la Neva...

Ah ! Que c'est beau la Russie ! Le train est beau, les paysages sont beaux, les gens sont beaux (ouais, on peut voir ca comme ca)... Et la, nous sommes petrifies devant ces 2 capitales, musees d'art jusqu'au moindre trottoir. D'ailleurs le mot trottoir est employe dans la langue russe, c'est tres utile.
La n'est pas le sujet, certes. Desoles pour le retard de notre blog au combien blogeste, mais nous sommes submerges par nos hotes d'hospitality club qui se battent presque entre eux pour nous accaparer et qui ne nous laissent pas une minute de repit. On profite d'une accalmie pour vous raconter quelques trucs.
D'abord, Moscou et sa Moskva. Moscou et sa basilique St Basil completement delirante avec ses bulbes de toutes les couleurs (ne cherchez plus de quoi s'est inspire Walt Disney !). Moscou et ses grandes avenues, ses ponts, son style eparpille entre facades classiques, batiments staliniens et buildings modernes. Moscou et son metro en marbre ecclesiastique retouche par la sculpture symbolique communiste. Moscou, sa faucille et son marteau. Vraiment, nous regrettons deja ! Nous n'enumererons pas tout ce que l'on n'a pas eu le temps de faire. Ca demoralise. Par contre nous pouvons vous conter ce que l'on n'a pas oublie de faire.
Prenez des notes la, on repetera pas. Premierement, nous sommes quand meme alles a l'illustrissime galerie Tretiakov voir les croutes russes et de belles icones toute aussi croutees. Nous avons marche sur la Place Rouge sans crainte, en tirant la langue a Lenine, parait il enterre dans son mausolee (avec ou sans la tete, la est la question... mais cela ne nous regarde pas), et en nous interrogeant sur la sobriete des architectes de St Basil. Nous avons philosophe en regardant couler la Moskva du haut des plus beaux ponts. Mieux, nous avons mange un poulet grille dans un parc moscovite. Nous nous sommes fait un grand ami, l'ami Erik, avec qui nous avons fete la derniere nuit de la peste, tradition o combien russe qui consiste a depenser tout ce que l'on a comme argent et comme raison en cette soiree puique demain la peste nous aura tous emportes. Un hommage a la fete donc, ou nous avons ecoute un de ces chanteurs russes qui, accompagne de son accordeon, fait pleurer le public par sa voix grave qui s'emporte dans des airs pathetiques. Nous avons mire mille et unes eglises dorees. Nous nous sommes joints a la communaute francaise de Moscou pour chanter des chansons revolutionnaires, anarchistes et paillardes dans un bar de la ville jusqu'aux petites heures du matin. Nous avons mange du caviar en faisant des blinis a 8h du matin (toujours a cause de la peste, c'est terrible). He ! C'est tres bon ! On s'en fait pas ici. C'est fantastique, vraiment, la Russie.
Et puis, voila, maintenant nous sommes le plus au Nord. Nous sommes dans l'incroyable Sankt Peterburg. Nous parlions des jolis ponts de Moscou, mais Sankt Peterburg c'est autre chose ! Ce sont des ponts, seulement la ville et l'eau, la Neva. Seulement des ponts sur la Neva, des grands et majestueux, des touts petits qui enjambent des canaux. Les ponts sont une attraction majeure d'ailleurs, puisque les plus grands s'ouvrent, oui ils s'ouvrent. A 2h toute la ville se rassemble sur les quais, c'est une foule impressionnante qui vient photographier le pont s'ouvrant pour la nuit, pour que les grands bateaux puissent continuer leur route sur la Neva. Mais a 2h, on ne voit pas ces bateaux la, seulement des centaines de navettes-croisettes a touristes qui passent sous les hurlements d'une foule de russes surexcites par on ne sait quoi (?). Le spectacle est d'autant plus etrange que nous sommes a la fin des nuits blanches. La nuit ne tombe pas, ou seulement une heure ou deux maintenant. Il fait jour toute la nuit, c'est deroutant. On ne sait plus quelle heure il est ni quand on est cense dormir.
On n'en finit donc pas de voir la ville et son architecture. De part et d'autre de la Neva, ce sont les facades classiques. Ici ce n'est plus le fouilli de Moscou, ici c'est l'unite architecturale. Les batiments se suivent sans se ressembler mais ils s'emboitent, ils s'accouplent pour former une atmosphere unie. Les couleurs des facades changent seulement, rappelant Prague. L'une est rose, l'autre est brune ou d'un vert clair, la suivante est jaune pale. Sur l'une ce sont des colonnes - hommes, sur l'autre ce sont des arcs ouvrages, la suivante a un toit d'orfevre. On se perd le long de ces rues et de ces facades, avant de retomber, toujours, sur la Nevski prospekt ou l'on imagine fort bien Dostoievski cherchant l'inspiration...
En arrivant ce week end nous avons ete acceuillis par Inna, jeune femme au grand sourire. L'arrivee chez elle fut particulierement cocasse. Comme Inna est un peu dans les nuages, elle nous avait transmis son adresse tres grossierement, c'est a dire qu'elle avait seulement mentionne le nom de la plus grande avenue en omettant de dire que son appartement etait dans une petite rue perpendiculaire. Bref on se retrouve a l'adresse donnee, on sonne au 13, et la au lieu de la douce voix attendue nous tombons sur un "zdrastvouitie" alcoolise au fort relent de vodka. Le type sort, nous parle en russe ("Inna ? Niet, bla bla bla") mais nous conduit quand meme gentiment au bloc voisin, toujours le numero 13. Toujours pas d'Inna. On ressort, desesperes, et on retombe sur ce type encore plus emeche que l'instant d'avant, en train de boire une petite biere, tranquillement, avec un pote. On se dit : "merde, il a fallu qu'on tombe sur les 2 russes les plus saouls de toute la Russie !". Mais justement ici rien n'empeche la gentillesse. Ils ont pris leur telephone, ont appele notre chere Inna, ont meme reussi a s'orienter, nous ont pris nos sacs et nous sommes partis ensemble, guillerets, vers le plus fameux des blocs 13. Il etaient tres heureux de nous aider, nous les fransuz perdus, et nous ont conduit, en n'oubliant pas de s'arreter pour faire les provisions de piva, chez notre Inna. Nous avons evite de peu le verre de l'amitie et l'embrassade russe, mais nous sommes arrives, enfin. Toute la compagnie a beaucoup fait rire notre hote... voila pour l'historiette. Ils ont extras ces russes ! Revenons au sujet. Nous avons trouve chez Inna le calme et l'ambiance jazz de radio ermitage. Entre autres activites, nous avons pique nique au bord du lac qui a sauve Leningrad de la famine pendant le siege des nazis en permettant un acheminement des vivres. C'est pas extra, ca ? Et pour feter ca, on a bouffe les poissons de ce ravissant lac.
Bon ensuite nous avons rencontre notre 2nde hote, Macha, qui elle, nous a recu comme des princes en nous installant carrement dans un appart prive, oui messieurs dames. Mais surtout, Macha c'est une fille super, environ de notre age, qui fait des etudes de cinema. Chacun nous montre la ville a sa facon, mais c'est vrai qu'on accroche bien plus avec Macha. Elle nous a accompagne a l'ermitage ou nous avons rejoint notre 3eme hote, monsieur Slavjan, pour une visite guidee du tonnerre. Ils se sont d'abord debrouilles pour nous eviter la file d'attente a la caisse, 3 fois plus longue que celle du Louvre (he ! on est passe par la sortie !). En plus ils ont presente leur carte d'etudiant pour nos tickets, ce qui fait que nous sommes rentres gratuit, comme de vrais etudiants russes en somme. C'est vrai que c'est epoustouflant ! Malheureusement l'ermitage en ete c'est pire que le Louvre et Versailles reunis, il y a un monde fou. Nous etions bien accompagnes, donc nous avons file vers l'essentiel pour un premier apercu de ce musee phenomenal allant de l'antiquite caucasienne ou l'art egyptien aux peintres russes et europeens les plus reputes. Sans parler du batiment en lui meme, musee autours du musee, avec ses escaliers royaux, ses sculptures, ses salles vernies et illuminees par des lustres d'or gigantesques. Faut pas deconner, c'est geant l'ermitage !
Voilou, apres une nouvelle nuit blanche a Saint Petersbourg passee a parler de dieu, de Rimbaud et de Pouchkine avec Macha et Anette, nous rejoignons ce soir Slavjan et ses parents. La c'est a nouveau l'hospitalite des russes plus ages, ils nous ont deja offert des livres sur l'ermitage et autres merveilles de la ville, et veulent nous faire manger tout leur frigo. On n'est pas sortis de l'auberge comme vous le voyez... Vous inquietez pas, nous vous tiendrons au fait de notre digestion. Bon appetit, amis de la poesie, bonsoir.

mercredi, juillet 04, 2007

Allo la France ? Ici Moscou la rouge...

Nous voici, nous voila a москва... Nous confirmons, le Kremlin est bien rouge. On peut meme voir des petits vieux qui agitent leurs drapeaux rouges en chantant des airs communistes, nostalgiques d'un temps bien revolu.
Moscou, on l'a beaucoup imaginee, et maintenant nous y sommes. C'est comme lorsque l'on arrive au metro de la place rouge... on se demande ce que l'on va decouvrir... on marche un peu et puis l'espace devient plus rouge, on voit soudain une foule qui se fait plus pressante, on voit une arche, on entre, et ca y est... c'est ici. Les belles facades moscovites, les hauts remparts du kremlin, la basilique. C'est colore.
Mais il y a mieux. C'est la Moskva avec ses meandres, ses ponts. Ce sont les jardins, partout. Ce sont les petits quartiers plutot debauches, plutot bourgeois, selon les gouts, les envies, les moments. Ce sont les beaux immeubles classiques, ce sont les monstres staliniens.
Pas de doute nous retrouvons l'Europe. Nous retrouvons les musees, les galeries d'art. Nous replongeons dans l'ambiance estudiantine, nous prenons plaisir dans les concerts des petits bars. Nous retrouvons l'ambiance de la grande ville europeenne avec son metro. Parce qu'a Moscou l'on passe la moitie du jour dans le metro. Il est tres beau ce metro, puisqu'il est construit avec les anciennes eglises demembrees par les communistes. Il est en marbre, il est sculpte, il est eclaire par de grands lustres. Il est bonde surtout. Nous retrouvons les citadins qui se tiennent serres en essayant de faire le vide pendant ces instants intenses de transport. Ils ferment les yeux ces citadins, ils lisent debout, ils ecrivent meme parfois. Ils se plongent dans leur univers, dans leur interieur pour ne pas croiser le regard des autres, pour ne pas sentir les odeurs de la foule, pour ne plus penser a la promiscuite. Mais nous, on regarde tout, comme des enfants, on est subjugue. Ca fait longtemps que l'on n'a plus vu tout ca. Alors on regarde les gens, leur visage, leur tenue, on respire l'odeur de la foule. On reprend pied en Europe.
Alors oui ca nous plait Moscou avec toutes ses eglises et son dynamisme. Mais c'est grand quand meme, tout prend du temps ici. Le temps file et la ville est trop grande. Il faudra qu'on revienne. Notre grand coup de coeur c'est la galerie de peinture. Quel plaisir de savourer des tableaux, de pietiner pendant des heures !
Nous avons eu aussi notre 1ere mauvaise experience avec Hospitality club, puisque nous sommes mal tombes les 2 premiers soirs. Nos jeunes hotes etaient relativement speciaux, et nous n'avons pu communiquer avec eux faute de reseau internet. Passant leur temps devant l'ordinateur sans nous adresser la parole, nous avons hesite entre debrancher le computer, manger la souris ou partir. Heureusement nous avions aussi rencontre notre ami Eric dans le train. Francais expatrie a Moscou, fiance a une jeune russe, il nous heberge maintenant. On se marre beaucoup, il nous fait decouvrir Moscou a sa facon. On l'aime beaucoup. Et on profite de nos derniers jours avant de filer vers la perspective Nevski...

dimanche, juillet 01, 2007

En traversant la Russie...


La baie d'amourski zaliv


La seine st denis a Vladivostok


C'est par la !


La flotte du pacifique


hospitality club chez les russes...


tselyabinsk - Vladivostok


seul au bord du Baikal


allo ?


Il fait beau en Siberie


les petites maisons siberiennes


Baikal vu du train


Baikal vu du sentier


ravitaillement


notre petite famille ferroviaire


Une gare, quelque part...